Sandwichs maison, tiramisu et caves à cidre, notre semaine à Paris


Bien manger à Paris #63 — Restaurants, épiceries, cavistes, bars à cocktails… nos critiques gastronomiques distribuent des « T ». Au banc d’essai cette semaine : La Piola Sciacatra, Tawlet, Couleur et Breizh Café.

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Desserts sur table colorée.

Photographie de Sophie Carrère pour Télérama

Assez étrange. Le serveur souriant barbu a posé mon cappuccino sur une table dans ce lumineux mi-café mi-salon de thé et m’a dit quelque chose… Normal : Il avait l’habitude d’héberger à Nanashi – malheureusement, son logo a disparu – le chef Megumi Takehana là-bas travaille et est maintenant elle-même, mon plus grand plaisir.Carte courte et simple proposant des sandwichs 100% maison et donburi français et japonais. Malgré la saveur, j’ai refusé le pain brioché du hot-dog à la saucisse de Toulouse, garni de haricots rouges, et j’ai plutôt opté pour un bol de riz bien garni. Une bavette juteuse marinée ou des filets de saumon enrobés de soja salivent autour de radis, de kumquats et d’un plat de légumes de saison élégamment assaisonné.Ceux-là donburi En effet aussi joli que délicieux. Impossible de partir sans dessert. La tarte aux pommes au romarin émietté remet au goût du jour ce classique, et le gâteau mousseline de sésame noir aux allures de nuage est encore plus délicieux avec le goût de la crème fouettée au yogourt grec. De la bonne bouffe pour un bon moral !

20, rue du Ruisseau, 18e. 01 42 51 98 34. Mercredi et jeudi 10h-19h, vendredi et samedi 10h-16h et 19h-22h, dimanche 10h-17h uniquement A la carte, 20 euros. Options végétariennes.

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Tabloïde.

Photographie de Sophie Carrère pour Télérama

« Let Food Not War » : affiché au mur, le slogan prend malheureusement chaque jour plus de sens. Fabriquée à l’origine à Beyrouth (tawlet en libanais), cette table nous fait faire un tour de toutes les cultures libanaises, mettant en avant le savoir-faire traditionnel féminin. Ainsi, chaque jour, un espace différent est mis à l’honneur : il n’y a pas de carte, et le buffet change selon le chef aux commandes. Ce jour-là, direction les montagnes, où la subtilité culinaire se traduit par un service d’une exceptionnelle convivialité. En entrée, une copieuse assiette garnie de vrai taboulé, de feuilles de betterave nature farcies de riz moelleux et d’épices, de caviar d’aubergine et de côtes de betterave à la crème de sésame est la recette de mes rêves. Je n’ai plus faim quand je mange des plats chauds, mais il serait dommage de ne pas goûter le civet d’agneau aux carottes rôties, tomate boulgour et fruits secs. Quant au dessert, il n’y a qu’eux qui valent le détour, avec un incroyable gâteau à la pistache pas trop sucré et bluffant. Délicieuse, loyale et accueillante, cette table vaut une place.

2, rue de la Fontaine-au-Roi, n° 11. 01 48 06 42 89. Mar-sam 15h et 19h30-22h, brunch du dimanche à 15h menu midi 29 euros, dîner 39 euros, brunch 42 euros.

q Piola Sciacatra

Gnocchis de La Piola Sciacatra.

Photographie de Sophie Carrère pour Télérama

On a toujours besoin d’une bonne pizzeria près de chez soi ou de son bureau (un célèbre proverbe parisien).Ne faites pas confiance à cette garniture noire et rouge des années 1990, mon parti pris tombe avant la qualité Marguerite Il a roulé rapidement devant moi. Pâte légère, tomates savoureuses, mozzarella fondue : son ambiance Dolce Vita m’a tout de suite fasciné – prouvant une fois de plus qu’on ne mange pas de rideaux ! En plus des pizzas copieuses, le propriétaire turinois Mario Bondici a ajouté un menu de gnocchis dans une variété de nuances. Cette « gnocchiteque » ajoute du ragù, de la spianata calabraise, du pecorino ou du gorgonzola à de délicieuses recettes. Dans cette osteria (traduction la plus proche de la piola piémontaise), le tiramisu a même un bon goût de bout en bout. Des produits alpins savoureux, des prix bas et un bon sens de l’humour, cette Piola est un excellent choix !

43, rue de Tolbiac, 13e. 01 45 85 89 44. Lundi-mercredi 12h-14h et 19h-22h, jeudi-samedi 12h-14h et 19h-22h30 menu 14,90 €, pizza 9-18 €. Options végétariennes. réservoir. Suggérer.

s Cave à Cidre Breizh Café

Barman au Breizh Café Cidrerie.

Photographie de Sophie Carrère pour Télérama

Les cultures japonaise et bretonne se sont toujours rencontrées au Café Breizh de Bertrand Larcher. Au sous-sol de Montorgueil, hébergé par le barman malouin Robin Le Texier, dans une belle cave au décor marin. Pour rédiger sa nouvelle carte de cocktails, il a demandé à une centaine de Bretons et de Japonais quelle était la liste des émotions qu’ils évoquaient, qu’ils devaient décrire en termes de couleur, de saveur et d’ambiance. « Je mets mes recettes sur papier car 90% de mon travail vient de l’imagination. Vient ensuite la technologie, la connaissance des produits, le service et la communication avec les clients. » Bienvenue au pays du goût du vin à ne jamais boire, à base de brandy japonais (vin de prune, shochu), de vin de yuzu, d’absinthe et de teintures maison inspirantes. Résultats : Huit cocktails ont été nommés d’après les émotions du questionnaire (peur, calme, joie, romance, ennui, admiration, nostalgie, plaisir), et à chaque gorgée, le barman racontait l’histoire du liquide de son verre surélevé Surprise Ce lieu possède également l’une des meilleures sélections de cidres de la capitale (80 références). — Lauren Jezeker

14, rue des Petits-Carreaux, 2e. Mardi-jeudi 18h30-23h, vendredi et samedi 18h30-00h15 Cocktail 8-13,50 €. Une bouteille de cidre coûte 16-28 euros.

Bagels au saumon, grosses boulettes de viande et hachis pâtés, notre bonne adresse à Paris cette semaine 3 min de lecture

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