« Ils ne veulent plus travailler »… les restaurateurs ont du mal à trouver des saisonniers


Au Grau-du-Roi (Gard), le propriétaire de la brasserie Ombre et Soleil a présenté un menu insolite devant sa société le 11 avril. Au lieu de lister les brochettes de taureau ou les crevettes grillées, qu’il écrit habituellement sur des ardoises, l’entrepreneur liste les opportunités d’emploi qu’il propose : Il cherche « désespérément » des serveurs, des barmans, des cuisiniers et des crêpiers.Deux jours plus tard, il raconte 20 minutes Reçu plusieurs CV. « Pas une tonne », a-t-il avoué. Il a posté une photo de son initiative sur Facebook. Il met en lumière les énormes difficultés rencontrées par les entreprises pour trouver des travailleurs saisonniers.

Jacques Mestre, restaurateur de La Grande-Motte (Hérault) et président de l’UMIH (Union du commerce et de l’hôtellerie) de l’Hérault, fait face à l’ampleur de la pénurie de main-d’œuvre qui a pris fin. « Nous n’avons pas de personnel », déplore-t-il. Personnellement, j’en cherche sept. Et mes collègues, la situation est encore pire. « A Khanom, un employé d’un restaurant installé au port a confirmé que le recrutement était « très compliqué » et qu’il se sentait très seul à l’approche des touristes.

« Nous faisons de notre mieux »

A Palavas-les-Flots, un gérant de restaurant a eu particulièrement du mal à trouver du personnel en cuisine. « Nous n’avons que des candidatures continues pour des postes tout au long de la journée. Mais nous ne sommes ouverts que midi et soir, donc ce n’est pas possible pour nous. Donc, en attendant, les restaurants notamment peuvent recourir à des mesures temporaires. » « Nous faisons de notre mieux », admet-elle. Le gérant d’une agence de La Grande-Motte est plutôt soulagé : il a réussi à constituer son équipe cette saison. Mais, dit-il, « C’était très, très difficile. Les gens savaient qu’il y avait une crise, alors ils demandaient tous des salaires de fou. Plus de 2 000 euros. »

Mais Jacques Mestre assure que cette pénurie de main-d’œuvre n’est pas une question de rémunération. Dans son restaurant, « 2 000 net, un serveur, 39 heures. Pourboires aussi. 2 500 net en juillet et août. Ce n’est plus une question d’argent. Ils ne veulent plus travailler. » Ce restaurant Le patron a révélé qu’un homme appelé lui mercredi « pour voir si c’était encore 2000 euros net. » Je lui ai dit : « je t’embauche, pas de problème, je ne te demande pas tes qualifications ! » Je viens de vous demander si vous voulez travailler ». Il m’a dit : « Monsieur, je suis au chômage, pourquoi voulez-vous que je gagne 200 ou 300 euros de plus ? « Ceux qui veulent travailler, en revanche, doivent être encouragés, il faut les féliciter. »

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Le restaurateur d’Elro estime que la crise du Covid-19 a changé les méthodes de travail et obligé certains personnels à se recycler « beaucoup à voir avec ça ». Jacques Mestre craint que de nombreux restaurateurs ne soient obligés de faire tomber le rideau de fer face à la pénurie de saisonniers. Ils devront peut-être fermer à « midi… certains, dimanche, etc. » », a-t-il regretté. « D’ailleurs, si la taxe est réduite, la taxe sera réduite. « Pourtant, Jacques Meister pense qu’il y a une solution : embaucher des travailleurs étrangers de Tunisie, du Maroc, de Pologne ou d’Ukraine, si on ne lui donne pas ‘les rayons du volant’.

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