Carrefour rappelle des produits largement consommés par les enfants
Après la pizza, le fromage, le chocolat et le sucre, c’est désormais un aliment qui fait l’objet d’un rappel par Carrefour. Peut-on parler du scandale alimentaire ? En tout cas, cela a de quoi inquiéter les consommateurs. On vous dit tout.
Les scandales alimentaires se succèdent
Les scandales alimentaires se sont succédé ces dernières semaines. En effet, en mars 2022, la pizza surgelée Fraîch’Up de la marque Buitoni a été rappelée par précaution. En effet, ils ont été identifiés par les autorités sanitaires françaises comme étant à l’origine de plusieurs cas graves de contamination à E. coli chez des enfants en France.
Pourtant, le 6 avril 2022, pas moins de 24 000 fromages des Fromageries de Normandie (Groupe Lactalis) ont été rappelés. Il s’agit de brie, coulommiers, camembert et petit camembert des marques Normanville, Bon Normand, Pâquerettes, Graindorge, Traditions de Normandie. Les autorités sanitaires ont identifié une « source probable de contamination » avec la bactérie responsable de la listériose.
Au cours de la même période, le groupe Ferrero a également rappelé des chocolats de son usine d’Arlon en Belgique. Ce sont des produits Kinder des séries Kinder Surprise, Kinder Schoko-bons, Kinder Mini-Eggs, Kinder Mix, Kinder Happy Moments et Kinder Surprise 100g. Le rappel est dû à la découverte d’une association entre la plante et les infections à Salmonella chez les enfants européens.
les consommateurs s’inquiètent
Toujours en avril, le groupe Intermarché a rappelé du sucre vendu par Top Budget après avoir détecté du verre brisé dans les produits précités. Aujourd’hui, c’est le ruban bleu que vend Carrefour qui fait la une des journaux. En effet, ces produits peuvent contenir des corps étrangers, et l’ingestion de ces corps étrangers peut avoir de graves conséquences sur la santé.
Ces rappels successifs inquiètent les consommateurs. En conséquence, il y a eu 4 377 références d’aliments non conformes ou dangereux depuis mars 2021.
Qui aurait cru qu’en 2022, les enfants tomberaient malades à cause du chocolat, de la pizza ou de la saucisse achetés au supermarché. Le contrôle des aliments s’est intensifié depuis le scandale de 2017 sur les produits laitiers pour enfants fabriqués par le géant Lactalis. En outre, le principe de précaution est appliqué plus strictement.
Les magasins Carrefour rappellent des produits
Le 27 avril 2022, l’enseigne Carrefour a lancé une alerte concernant le cordon des ventes dans ses magasins. Cependant, des alertes consommateurs indiquent qu’il s’agit de boites de 200g de Cordon Bleu vendues par paire. Ils sont numérotés 29022095B et seront valables jusqu’au 30 avril 2022. Ces produits peuvent contenir du plastique qui peut provoquer des « effets indésirables lors de l’ingestion ».
Ce rappel fait suite à un autre concernant les saucisses. Il s’agit pourtant d’un véritable Jésus de Lyon (sachet de 600g) de la marque Reflets de France. Ils seront disponibles dans les magasins à enseigne Carrefour du 14 mars au 21 avril 2022.
Les références sont les suivantes :
– Lot 205080
– Numéro d’article global (GTIN) 3560071431839
– Date d’utilisation, 29 avril 2022
Évitez d’en manger si vous en avez encore dans votre placard. Enfin, rapportez-les au magasin Carrefour pour remboursement.
Que va-t-il advenir de Carrefour ? Contrôles problématiques…
En raison de ces nombreux scandales sanitaires, le débat sur le contrôle alimentaire revient sur le devant de la scène. Certaines associations estiment que les systèmes d’autocontrôle confiés aux industriels ne suffisent plus.
Depuis les scandales impliquant les leaders de leurs marchés respectifs, Lactalis et Ferrero, la confiance dans ces grandes multinationales s’est effondrée. Beaucoup appellent à la réforme, comme Karine Jacquemart, directrice générale de l’Association de protection des consommateurs.
Pour ces derniers, l’avalanche de ces scandales sanitaires est la preuve que le système de contrôle lui-même est défaillant. Quant au président de la Children’s Health Association, Quentin Gillerman, il a pointé un manque de contrôle de la part des autorités sanitaires.
« Aucune leçon n’a été tirée ! Le véritable contrôle de ces usines par les autorités sanitaires n’existe plus », regrette Quentin GUILLEMAIN.
