Des scientifiques ont découvert le chocolat parfait


Selon le Syndicat du chocolat, les Français en consomment en moyenne 13,2 kilogrammes par foyer et par an. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit donc d’une friandise très appréciée, ce qui fait également de notre pays le sixième plus grand consommateur de chocolat au monde. Cette nouvelle devrait donc vous réjouir : récemment, des scientifiques néerlandais ont découvert quelque chose qui pourrait rendre notre expérience de consommation plus agréable. Le Smithsonian Magazine se penche sur cette nouvelle innovation pour conceptualiser le chocolat parfait.

C’est à l’Université d’Amsterdam qu’est né le projet d’utiliser la physique et la géométrie pour répondre à la question : qu’est-ce qui rend le chocolat si agréable, et sous quelle forme est-il consommé pour une meilleure expérience gustative ? Les recherches menées ont conclu que la forme parfaite du chocolat est une spirale, obtenue à l’aide d’une imprimante 3D. « Heureusement, personne dans l’équipe n’aime le chocolat »plaisante Corentin Coulais, le physicien qui a mené le projet.

Typiquement, le chercheur utilise des métamatériaux (non alimentaires), c’est-à-dire des matériaux aux propriétés introuvables dans la nature. C’est un partenariat avec le géant alimentaire Unilever qui l’a conduit, lui et son équipe, sur la voie du cacao. Par conséquent, cette recherche s’inscrit dans le domaine des « métamatériaux comestibles », visant à créer des aliments plus nutritifs et encore meilleurs et plus faciles à manger.

La précision d’un horloger

Après avoir tempéré le chocolat à 72% de cacao, les scientifiques ont imprimé plusieurs formes différentes, certaines ressemblant à la lettre « S » et d’autres ressemblant à un véritable labyrinthe. Ils ont ensuite testé mécaniquement ces prototypes pour voir à quel point ils se brisaient lorsqu’ils étaient mordus par les consommateurs, y compris s’ils avaient été mordus par le côté ou par le haut.

Enfin, la dernière phase de l’étude, publiée en avril, a fait des heureux puisqu’elle incluait le test de ces différentes formes sur des cobayes. Corentin Coulais explique : « Plus la forme est complexe et plus les crocs créent de fissures, plus les consommateurs semblent l’apprécier. »

Le fait que les testeurs préfèrent la forme croquante n’est pas surprenant. Des recherches antérieures ont montré que nous aimons particulièrement la sensation de casser des aliments dans notre bouche, en particulier le son qu’ils produisent. Certains scientifiques pensent également que cela peut être dû au fait que nous associons le croustillant à la fraîcheur, plutôt qu’à la douceur, qui est synonyme de pourriture. Cette texture a le potentiel d’aider nos anciens ancêtres à trouver les aliments les plus nutritifs.

Le domaine des « métamatériaux alimentaires » est en plein essor et de nombreuses avancées sont attendues. Par exemple, il pourrait créer des aliments à faible empreinte carbone pour faciliter la vie des patients qui ont des difficultés à mâcher, ou créer des hologrammes comestibles qui enlèvent les étiquettes des aliments.

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