Dijon veut être la capitale mondiale de l’art de vivre


1 mai 2022 à 6h20

Que la fête commence! François Rebsamen attend ce moment depuis dix ans.  » Nous sommes arrivés », il a pris la décision quelques jours avant l’inauguration de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin (CIGV) le 6 mai. Il est au cœur du projet urbain pour prendre ses distances avec les maires de 23 villes de la métropole.Le jour J, le maire de Dijon pourra compter sur un millier de VIP et la présence d’Emmanuel Macron « S’il pouvait se libérer » Ainsi que son prédécesseur, François Hollande, le chef de l’Etat.

Chemin faisant, la Cité aux cent clochers s’est offert une nouvelle pièce iconique : « Canon léger » Inspiré de l’agence Beaubourg à Metz. « C’est l’aboutissement d’un projet touristique exemplaire qui célèbre l’art de vivre à la française et fait de Dijon une destination internationale du bien vivre et du vin »a enflammé les édiles qui ont continué à jouer à VRP, en faisant un succès.

Quatre villes sur la ligne de départ

Tout a commencé il y a trois ans. Jean-Robert Pitte, géographe spécialiste de la culture alimentaire, a créé une association déterminée à donner à la cuisine française un label UNESCO. « Nous ne pouvons ignorer cet élément fondateur de notre patrimoine », il ponctuation. Interrogés, ils ont été soutenus par Nicolas Sarkozy, le nouvel hôte de l’Elysée à l’époque.Après deux ans d’intenses négociations, l’UNESCO a récompensé la France en 2010 « Cuisine française » Patrimoine immatériel de l’UNESCO. « En échange, nous nous sommes engagés à créer une ville alimentaire, conçue comme un haut lieu patrimonial, avec des musées, des écoles, des commerces, des restaurants et des espaces de réseautage »se souvient-il.

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En effet, quatre villes sont éligibles pour promouvoir le CIGV : Dijon, Tours, Rungis et Lyon. Une décennie plus tard, Dijon était enfin au poste de coiffage de ses rivaux. Alors que Lyon a démarré en 2019. Mais sa ville a dû fermer ses portes neuf mois après son ouverture. « Aujourd’hui, Dijon est le seul projet abouti qui valorise la ville et redonne en même temps un nouveau souffle à l’Hôpital Saint-Esprit fondé en 1204 », le livre de Jean-Robert Pitt. Quel est le nom de cette ville ? Écoutez François Rebsamen, il se compose de quelque 800 résidences, d’un cinéma à neuf écrans (Pathé), d’un hôtel (Hilton by Kurio) et d’un ensemble d’établissements neufs ou restaurés Un tiers-lieu composé d’œuvres qui célèbrent l’art de vivre dans tous leurs vies. aspect. Le tout déployé sur 1 700 mètres carrés. « Environ 400 emplois seront créés à terme pour faire fonctionner la ville et 600 emplois seront mobilisés sur place pour achever les travaux malgré la crise sanitaire », a souligné le maire de Dijon. Autre source de fierté : 90 % des projets réalisés avec des financements privés. Sur les 250 millions d’euros engagés pour le projet, l’Etat n’a apporté que 3 millions d’euros, la ville 5 millions d’euros et la région Bourgogne-Franche-Comté 7 millions d’euros.

« Village gourmand »

Le constructeur du viaduc de Millau et la troisième entreprise de construction en France, le groupe Eiffage, ont financé à eux seuls les deux tiers du projet. CIGV est son plus grand projet régional en France. Un projet en partenariat avec K-Rei, promoteur immobilier grenoblois dirigé par William Cliff. Le groupe a investi plus de 50 millions d’euros dans le parc et détient 70 % des espaces dédiés à l’accueil du public sur le parcours de visite. « CIGV nous oblige à sortir du modèle immobilier classique basé sur les baux de longue durée », Soutenez William Cliff.Surtout, le groupe a créé une filiale appelée « Village Gourmand ». « En 2019, passionnés par le projet, nous sommes devenus animateurs dans l’espace commercial et sommes passés de l’autre côté du miroir », Continuez à être un entrepreneur.

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Food Village, sa première adresse, accueillera une dizaine de magasins d’alimentation de marque dans des espaces pré-équipés.son deuxième site, appelé « Expérimentez la nourriture », vise à être un « Poumons animés en permanence » Dédié aux animations et dégustations œnologiques et gastronomiques, ainsi qu’un lieu d’éducation à la bonne cuisine pour les groupes scolaires. William Krief s’attend également à des avantages financiers. « Nous gagnerons dès 1 million de visiteurs », Le patron de K-Rei a fait le calcul, pariant sur le trafic touristique habituel de la ville. En 2019, Dijon a attiré 3,3 millions de personnes, dépassant Montpellier.

Dégustation et cuisine étoilée

Croyez que la passion est contagieuse. Julien Bernard, patron du groupe Epicure, fonde lui aussi de grands espoirs sur Cité gourmande. Son groupe a investi 6 millions d’euros pour exploiter deux restaurants et la cave à vin de la ville. « Nous avons été impliqués dans le projet dès le départ en tant que cabinet de conseil spécialisé dans les food courts, nous avons d’abord aidé Eiffage à remporter l’appel d’offres et travaillé avec la communauté pour construire l’économie », composant Julien Bernard.L’aventure bourguignonne continue avec un restaurant « Astronomie du vin » Sa direction culinaire a été confiée au chef étoilé Éric Pras. Les menus raisonnables vont de 50 à 70 euros. Autre offre gourmande : leur bar à vin (Le Comptoir de la cité) proposera des produits locaux et de saison ainsi que des plats à emporter. La Cité du vin occupera 600 mètres carrés et proposera 250 vins au verre. « Chaque visiteur peut déguster du vin rouge et blanc avec son billet d’entrée et repartir avec un verre »Julien Bernard a souligné.

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Le groupe Ferrandi Paris (au sein de la Chambre de commerce et d’industrie Paris-Ile-de-France), connu pour son campus, est également impliqué. Actuellement à Bordeaux et Rennes en dehors de la capitale, ses luxueuses écoles de cuisine et de pâtisserie seront hébergées dans le Canon de Lumière de 850 mètres carrés. « Nos formations courtes pour étudiants et adultes seront plus régionales », a nommé son directeur général Richard Ginioux. Ce dernier espère également louer des propriétés à proximité l’an prochain pour abriter une école d’hôtellerie et de restauration. « Le CIGV est à la fois un lieu de vie et un lieu d’expérience sensorielle et une vitrine nationale et internationale forte pour nos deux plus grands vignobles »,Il a dit. Ce qui apporte en plus… de l’eau à l’usine de François Rebsamen. « Au printemps 2024 nous accueillerons le vin UNO dans un hôtel particulier à Dijon », pour formuler édile. L’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV) réunit 50 des plus grands pays viticoles du monde pour célébrer son centenaire. Que la fête continue !

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