Montrollet : le gîte Macadan repris par un couple ambitieux


Dernier commerce de Montrollet, le village perché de Charente Limousin compte pas moins de 17 estaminets et compte au début du XXe siècle près de 900 habitants. Aujourd’hui, l’Auberge la Marchadaine porte le nom de cet affluent proche de la rivière Isour, qui…

Dernier commerce de Montrollet, le village perché de Charente Limousin compte pas moins de 17 estaminets et compte au début du XXe siècle près de 900 habitants. Aujourd’hui, l’Auberge la Marchadaine, du nom de ce proche affluent de l’Isois, est un vestige du dynamisme d’autrefois et un lieu de vie que les 325 habitants ont souhaité préserver la commune rachetée dans les années 1990 (voir encadré).

Pascal et Violaine Le Gallic de la Loire atlantique tiennent depuis 11 ans une supérette à Ruelle. Ce sont les nouveaux propriétaires de l’entreprise rachetée à Patricia Durant, qui prend sa retraite à 70 ans, et comme son compatriote Leonard Munir, qui l’a aidée. Installés depuis quelques jours par les nouveaux propriétaires, l’activité bar-restaurant et les deux salles existantes ont été conservées. Ils créent une épicerie – un camion s’arrêtera devant la terrasse tous les matins – et elle sera pleine d’articles pour les mois et les années à venir.

« Nous livrons cette supérette en camion tous les matins, modulons l’offre en fonction de la demande du client, et si besoin, nous proposons même une visite de l’industrie. L’idée est d’être à l’écoute des riverains »souligné par Pascal Le Gallic, passionné de pêche qui, avec sa femme, exploite le magasin Spar à Ruelle, rebaptisé il y a quatre ans La Caravelle des sources, du nom du camion épicerie : « Nous avons vendu le fonds. Parallèlement, après être tombés amoureux du métier il y a quelques années, nous cherchions depuis deux ans une activité en Charente limousines. »

« Ajouter plus de chambres »

Le couple possède un étang dans la ville voisine de Saint-Christophe, Monterolle, depuis cinq ans : « On a failli acheter un immeuble au Blond en Haute-Vienne pour y construire les chambres d’hôtes. Mais aujourd’hui on est content d’y renoncer car c’est tellement mieux ici. » Violaine et Pascal Le Gallic se relayeront en cuisine : « Ça fait douze ans qu’on travaille ensemble et ça se passe très bien. »

Pascal et Violaine Le Gallic sont tombés amoureux de la limousine charentaise.

photo fb

L’auberge, qui a fait quelques travaux, est sur le point de subir quelques aménagements. « On a déjà commencé à l’intérieur. On va bientôt installer un écran géant, notamment pour le sport »pour lister Pascal Le Gallic qui ne compte pas s’arrêter là : « Le bâtiment est immense. Nous voulons rénover d’autres pièces et construire quelques petites habitations insolites sur le terrain. Si tout se passe bien, nous espérons acheter des murs d’ici un an ou deux. »

L’auberge est ouverte tous les jours sauf le lundi. Le couple a temporairement arrêté la pizza et proposé des plats du jour, ainsi que des hamburgers et des galettes de sarrasin : « Galette au beurre salé car je suis d’origine bretonne. Mes références culinaires sont Maïté et Jean-Pierre Coffe, nous souhaitons proposer une cuisine traditionnelle copieuse. Mais là encore nous nous adapterons aux besoins de nos clients. » Des apéritifs sont prévus pour être ouverts à tous le 21 mai.

« Une proposition bienvenue »

Le bâtiment de l’Auberge la Marchadaine appartient à la mairie. « Dans les années 90, la commune a décidé de racheter le fonds de commerce pour le protéger. Il était important pour nous que l’activité continue. Il y a eu plusieurs offres de reprise.souligne Benoît Savy, le bourgmestre de Montreux, dont le conseil est intervenu jeudi soir, « Une proposition bienvenue » Annulation des trois premiers loyers (620 € par mois).
Avec la suppression de l’aire d’accueil naturelle (petit camping), le loyer a été légèrement baissé, mais la proposition n’a jamais vraiment fonctionné. « Nous avons divisé le terrain en deux, avec le jardin privé de l’hôtel d’un côté et le verger pédagogique de l’autre. De plus, la place devant l’auberge a été entièrement restaurée avec de nouvelles routes et des places de parking. De nouveaux travaux d’aménagement dans la ville suivre « , a ajouté le maire.
Le restaurant compte une cinquantaine de couverts à l’intérieur et presque autant à l’extérieur, avec une belle vue sur l’étang de Beaulieu d’en bas.

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