Perpignan : Entre 50 centimes et 1 euro, les kebabs sont une autre victime des pénuries


Comme dans d’autres professions, les gérants de kebabs de Perpignan répercutent la hausse des prix de l’huile de tournesol et d’autres matières premières sur le prix de leurs « sandwichs ».

C’est la première fois que Savas vend ses brochettes à un prix plus élevé. Mais il n’avait pas le choix. Chez leurs fournisseurs, l’addition du responsable du kebab se fait plus salée. « La semaine dernière, j’ai acheté 40 euros pour 10 litres d’huile au lieu des 20 euros habituels », Savas a éclaté sur le boulevard Général de Gaulle à Perpignan. Le propriétaire du kebab Anatolia d’en face a également constaté que le prix de l’huile de tournesol avait doublé. « Nous achetons maintenant du pétrole à 45 euros et nous avons dépensé 25 euros. Ensuite, il devient de plus en plus difficile d’en trouver. Cela devient très compliqué », il rapporte. C’est un carton pour ces petits magasins centrés sur l’huile : frites, sauces, cuisson de certaines viandes.

Mais les liquides nécessaires à la friture ne sont pas les seules matières premières dont les prix ont augmenté. Salades, viandes, pains… tous les ingrédients qui composent la célèbre spécialité turque sont grillés au feu. « J’ai acheté la boîte à gâteaux à 18,50 euros au lieu de 11,50 euros », Savas en vrac. « Pour chaque kilo de viande il faut rajouter 2 euros », Pour les patrons anatoliens.

Des chips à la place des frites ?

Par conséquent, pour ces commerçants, il n’y a pas d’autre choix que d’augmenter les prix des menus. « C’est un dernier recours » Le responsable d’Alibaba a justifié l’augmentation de 1€ du prix du kebab. De l’autre côté de l’avenue de Gaulle, où se concentrent la plupart des kebabs de la ville, le gérant anatolien a dû revoir ses prix. Vous devez maintenant payer 50 centimes de plus pour y manger.

La peur de perdre des clients a également augmenté. « Si on l’augmente encore, c’est que les clients vont boire. Là, ça commence déjà un peu à se plaindre », Certifier les employés avant d’ajouter : « Le plus important, c’est qu’on a beaucoup de jeunes, des lycéens, qui viennent ici le midi. Ils n’ont pas beaucoup de moyens, donc même une petite augmentation, ils le sentent. » Sur les kebabs, on s’est même posé la question de supprimer les frites de la carte. « On y pense, mais ce n’est pas encore là », Reconnaissant Savas. En Anatolie, en revanche, nous croyons avoir trouvé la parade. « Pourquoi pas un menu avec des frites ? On paiera moins cher et toujours des patates », Le patron du commerce éclata de rire.

Frit’rie jaune

La friterie de Perpignan, près du quai Vauban, n’a pas échappé à la hausse des prix des matières premières. Cependant, elle n’utilise pas d’huile de tournesol pour faire frire ses pommes de terre. Comme la recette traditionnelle des frites belges, celles-ci sont cuites dans de la graisse de bœuf. Mais les prix ont également augmenté. « Je paie 30 euros pour 10kg de viande, plus du double de ce que j’ai payé il y a un an », dit la logeuse Sabine. Accompagnement basique, la sauce est également rationnée. La Frit’rie n’offre plus de service de buffet, et les clients sont limités à une dose de ketchup, mayonnaise, etc. La situation a incité ses dirigeants à augmenter le prix des cônes de 30 cents cet été.

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