Smala, un restaurant gastronomique qui se transforme en snack l’été


Parfois je m’emballe et je mange en dégustant. Souvent quand je ne m’y attendais pas. Bien sûr, c’est très subjectif, et surtout, je suis sceptique envers moi-même dans ces situations. J’ai encore peur d’être influencé, peur de perdre mon jugement, et, encore, j’ai encore peur de déballer ton sac, cher lecteur, de cette excitation, d’avoir peur que tu ne traverses pas la même chose. Pour ne rien arranger, comme le disait Zezet dans « Santa is Trash », aujourd’hui j’ai laissé tomber ! Florence et Smala m’embêtent depuis des semaines : tu vois, elles sont géniales, elles ouvrent un restaurant bientôt, bientôt ! Zhou, je te dis. À l’origine, Smala était une entreprise de restauration. un champ, donc. Depuis 2018 à Anderlecht, Arth et Anaïs travaillent en couple en ville et au travail, travaillant avec les maraîchers Zofia pour cultiver des légumes sans déchets chimiques. Alors Smala devient le burrito que vous mangez tous les week-ends en été. Florence y est allée l’été dernier pour les navets. Pendant quelques jours, Smala fut aussi un restaurant, avec le Chef Arth en cuisine et Anaïs en salle.

vidéo du jour;

cet endroit

Nous – encore une fois, il faut nous le dire, mais cette ville est pleine de dynamisme horeca – à Saint-Gilles, tout près de Crab Club, Sausice, Fernand Obb et Holy Smoke. On ne s’en cache pas, l’ambition ici est la gastronomie, avec une réelle revendication de durabilité. Les légumes (pas tous, selon la saison) viennent des champs, nous avons « presque zéro kilomètre », les autres produits sont durables, locaux et de très bonne qualité. Bière artisanale, vin naturel… oui, eh bien, il semble que le catéchisme de manger et de boire en pleine connaissance de la planète et de l’avenir ait été suivi avec la rigueur du frère Carthus. Mais je m’égare…

Revenons au terrain, retour au périmètre de notre soirée. Ambiance brute, bois, brique, métal : tout sent le frais, sauf les chaises, la découverte, tout a été fait par le duo à l’origine du concept. Ici aussi, le code est respecté et chaleureusement accueilli, mais bon, on en sait un peu plus sur nous, c’est difficile d’ignorer ici et Peto, je me dis, comme d’habitude, dans ces nouvelles cuisines – éco-cantino- Le restaurant – naturo – est compatible avec la bière et ils me feront une « assiette partagée » (peu importe, je ne partage pas toujours) ou un « menu unique inspiré par le chef ».

sur une assiette

C’est un menu, mais s’il est « obligatoire » (38 euros ou 55 euros ; le midi, petite carte), ce n’est pas figé : on a le choix, et on aime bien parce qu’on est deux. , prendre un menu, choisir… et partager… un peu ! Les choix imposants sont audacieux ici. Le client, pour ce signe d’ordre radical, n’a pas forcément envie de se voir imposer l’intégralité du menu. Nous étions là le deuxième soir de l’ouverture, mais deux tables « je voulais juste manger un morceau » levaient le camp après avoir connu la recette (bien qu’affichée en ligne, à la porte, au menu).

Juste pour être prudent, cette tendance lourde de la cuisine responsable et de la gastronomie nous semble juste maintenant, nous faisant souvent bien manger et mâcher souvent (surtout les radis, j’ai aussi beaucoup mâché des radis et du sarrasin pendant une décennie) Et donnez-nous des flashs de temps en temps. Foudre ce soir. De l’apéritif (crackers belges à la ricotta et aux graines de nigelle, brunoise de chou-rave aux amandes fermentées), puis des asperges de lentilles en premier apéritif (oui, je sais) une fois, des asperges parfaitement cuites, ni trop ni moins. tartare (cru et fumé) aux épinards et herbes dont je ne me rappelle plus le nom, que j’avais en tempura et cacao En mangeant des feuilles de chicorée en mayonnaise, j’étais aux anges. Juste fou.

Ce plat végétarien s’appelle sarrasin (aïe), mais ce sont des galettes de sarrasin, comme de grosses crêpes, avec de la ciboulette et une sauce chimichurri – j’ai volé la moitié de la panisse à Florence – tandis que le veau et les multiples haricots continuent d’éclater. Titres mis à part, herbes et associations méconnues, sur le papier, presque trop audacieux, puis musique, le talent du chef. Et ce flair, c’est toujours le même bonheur de le rencontrer, c’est la continuité des saveurs, la complémentarité, et la vraie consistance de l’assiette. Ici, c’est ce que je ressens, c’est ce que nous ressentons tous les deux.

En photo, notre menu :

jugement

C’est vrai qu’on est un peu « impatients » dans cette nouvelle adresse, mais le talent, qu’on l’ait ou pas, sublime (un mot de honte) tout le bordel (bravo à Arnold) et ça rend toute l’évidence, Tough, travail totalement gourmand. Allez, un bémol – on s’en fout – le fromage (lait cru) doit avoir du lait très très cru car c’est trop épicé pour une pâte pressée non cuite, il y a un défaut quand même ; alors que le dessert, l’ingéniosité des champignons et du chocolat , nous a encore une fois excités.

Ce soir-là, nous avons bu de plus en plus de bonne bière, pas trop amère, mais un peu amère (on l’a dit comme si on pensait que ça allait alléger nos estomacs et notre facture, et être heureux comme le vin Abondance), mais avec une sélection de quilles naturelles (ça y est, je parle comme si j’avais des queues de cheval et des tatouages), et nous prions tous les dieux de la Terre Mère, ce grand départ se poursuit dans le même lancement. Une belle adresse est née. Une grande chef a enfin trouvé son terrain de jeu.

adresse? 32 Chée de Waterloo, 1060 Saint-Gilles. Tél : 0487.54.78.02.petit bruxelles

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