Séminaire sur la nutrition de base pour les ministères à l’étranger


Cet atelier, organisé au Ministère de la rue Oudinot, a pour objectif de faire des enjeux alimentaires et sanitaires de notre territoire une priorité. Les travaux de recherche du Programme national de santé et de nutrition ont conclu que les adultes aux Antilles sont en surpoids d’environ 50 % et les enfants en surpoids d’environ 20 à 30 %. Il est donc nécessaire de rappeler l’importance de cet enjeu et surtout de souligner l’adaptation du plan aux réalités locales.

adaptation locale

Hélène Courcoul, responsable du bureau d’évaluation et de prospective des politiques publiques à la DGOM :

Cette politique publique est un bon exemple de politique interministérielle qui travaille avec les ministères mais aussi avec les acteurs territoriaux et je dis toujours que parmi les conditions de réussite des politiques publiques, elle prend en compte les spécificités de sexe des Outre-mer. En fait, ils sont tellement engagés qu’ils sont déjà sur le terrain. En effet, le PNNS en est au quatrième volet de sa construction et sa démarche est d’impliquer davantage les acteurs territoriaux pour prendre en compte les besoins locaux. Mais parce qu’ils connaissent le terrain, ils connaissent les besoins des résidents d’outre-mer, donc la politique nationale répond précisément aux besoins de nos compatriotes d’outre-mer.

problème de desserts

L’atelier a également permis de démystifier certaines idées reçues, notamment concernant les habitudes alimentaires des Antillais. Dans le cadre d’une enquête sur les politiques publiques à mettre en place en 2020, les résultats suggèrent que des produits moins sucrés pourraient être proposés aux consommateurs ayant le même appétit. Il est nécessaire de lier les programmes d’éducation au goût à la modification pas à pas des recettes industrielles.

Caroline Mejean, directrice de recherche INRAE ​​(Institut national d’agronomie), chargée de recherche épidémiologie et nutrition publique :

Il ne suffit pas de dire que les Antillais préfèrent les produits les plus sucrés. Mais nous pouvons voir que nous pouvons améliorer la qualité nutritionnelle sans réduire la préférence, augmentant ainsi l’apport en sucre, et en réduisant progressivement la teneur en sucre du produit, nous pouvons nous débarrasser de cette envie de sucre et réduire la préférence. C’est une combinaison des deux, donc les deux reformulent progressivement l’offre et éduquent, revoient les repères de consommation du PNNS, notamment les boissons sucrées, car elles sont inconnues. Les Antilles connaissent mal les repères de consommation d’aliments sucrés.

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