LaNutrition lance une pétition contre le Nutri-Score en Europe
En notant les aliments ultra-transformés tels que Chocapic ou B McChicken A, Nutri-Score, l’un des systèmes d’information nutritionnelle effrénés d’Europe, fait passer le message que ces aliments sont bons pour la santé. En attribuant la note C à une boîte de sardines à l’huile d’olive, les consommateurs peuvent être dissuadés d’acheter des aliments sains. Compte tenu de ses contradictions, le Nutri-Score n’est pas propice à une véritable éducation nutritionnelle. Nous devons agir maintenant pour amener l’Europe à adopter des étiquettes moins controversées qui protègent réellement les consommateurs.
Face à l’urgence, le média numérique indépendant LaNutrition.fr, avec le soutien de médecins, nutritionnistes et chercheurs, a lancé une pétition internationale demandant à la Commission européenne de ne pas rendre obligatoire l’affichage des scores nutritionnels sur les produits alimentaires. Elle appelle à la recherche de systèmes d’information nutritionnelle alternatifs basés sur les dernières données scientifiques.
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Les 4 questions du Nutri-Score
question 1 : Le Nutri-Score permet de noter les aliments ultra-transformés en A ou en B.
Question 2 : Nutri-Score peut altérer les aliments conventionnels.
Question 3 : Tant que le Nutri-Score est dans l’intérêt du fabricant, il peut se retourner contre lui.
Question #4 : L’efficacité du Nutri-Score n’a pas été prouvée.
Pourquoi y a-t-il une urgence ?
La Commission européenne a pour ambition de rendre l’étiquetage nutritionnel obligatoire en Europe. Plusieurs labels sont en concurrence, dont Nutri-Score, un logo de cinq lettres et cinq couleurs que les fabricants sont libres de placer sur le devant des emballages. La décision devait être prise fin 2022, mais vient d’être repoussée C’est à cause de l’opposition des chercheurs, des groupes agricoles et de plusieurs pays, dont l’Italie et la République tchèque. Il est donc nécessaire que les consommateurs, comme les acteurs de la santé, fassent savoir aux décideurs politiques européens qu’ils sont contre un tel étiquetage.
Les concepteurs du Nutri-Score ont vu dans leur système d’étiquetage un levier puissant contre le surpoids et les maladies chroniques, ainsi que certaines associations de consommateurs, comme un moyen d’obliger les industriels à proposer de meilleurs produits. En théorie, c’est très louable.
Malheureusement, aucun de ces objectifs n’était possible. En fait, Nutri-Score a eu l’effet inverse de l’effet recherché :
- Le Nutri-Score juge la qualité nutritionnelle d’un aliment sur la base de sa composition en quelques nutriments seulement, informations partielles et secondaires. Parce qu’une nourriture saine, c’est avant tout une nourriture peu transformée.
- L’algorithme Nutri-Score peut donner une bonne note aux aliments ultra-transformés (A ou B)et donc nocifs pour la santé, ce qui leur donne une apparence saine et favorise leur consommation (biais de positivité).
- Ces aliments ultra-transformés obtiennent souvent des scores plus élevés que les aliments locaux traditionnels : Par exemple, un fromage industriel faible en gras avec des soupes d’ingrédients ultra-transformés et des additifs sera mieux noté que les fromages traditionnels français, espagnols ou italiens.
- Le Nutri-Score sert les intérêts des industriels Obtenez de bonnes critiques et faites-en un argument marketing en les encourageant à au moins reformuler les aliments nocifs. Pour cette raison, au lieu de heurter les intérêts des industriels, le Nutri-Score a reçu le soutien de géants de l’agroalimentaire comme Nestlé.
Et le plus grand perdant est notre santé.
Ensemble, demandons à la Commission européenne de suspendre l’adoption du Nutri-Score.
Refuser de choisir nos produits sur la base de scores inappropriés et trompeurs. Appel à un étiquetage nutritionnel alternatif simplifié.
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