Mickaël Braure, éliminé de ‘Top Chef’ : ‘Je cuisinerais 30 secondes de moins et je gagnerais’


Il est venu chez Top Chef avec un tee-shirt « Fat is Life » qui a séduit Philippe Etchebest et a servi une friandise « sexy and dirty » qu’il a su faire dans l’épisode Improve. Mickaël Braure, 33 ans, brille régulièrement dans la course des 14 semaines, notamment par ses talents de cuisinier. Le Cooking King a été séduit par les brochettes au céleri et pommes caramélisées, les entrecôtes de la dernière chance – coup de cœur du jury – ou les cœurs de bœuf – le préféré d’Adrien Cachot.

Cinq victoires d’équipe, dont des batailles de restaurant avec Arnaud Delvenne et Wilfried Romain, trois victoires en solitaire, dont les deux dernières chances… Le chef du Bistrot de Witloof près de Lille a le vent en poupe et il semble aller jusqu’au bout. Mais ce qui l’a fait trébucher, c’est la légère surcuisson du pain sucré…

Dans le dernier épisode, on avait l’impression que tout venait d’une surcuisson du ris de veau. Ça t’est arrivé, le roi de la pâtisserie…

Michel Brower. Dans Top Chef, on ne peut pas passer à côté, c’est tout. Nous sommes en concurrence avec de grands chefs pour être célèbres : le moindre faux pas ne sera pas pardonné. Je pense que c’est trop cuit.

Vous auriez pu vous qualifier dès le premier match de mercredi…

Je le crois. Les retours sur mon assiette étaient bons, juste un peu trop cuits… encore une fois, avec la sauce, c’était bien. Eh bien, pour moi, c’est l’assiette qui m’a emporté. Alors non.

As-tu des regrets?

Dans ce cuisinier, oui parce que c’est l’épaisseur d’un cheveu… Je cuisinerais trente secondes de moins et c’est gagné, je suis au dortoir…

Que se passe-t-il dans votre tête lorsque vous effacez ?

J’étais déçu de ne pas continuer l’aventure, forcément. J’aurais été à la fin et j’ai bien couru. Mais tu y vas, un peu faible et bim, et tu es dehors. Je me dis qu’une cinquième c’est déjà bien. Je n’aurais jamais pensé que j’irais aussi loin. Après mon arrivée, mon objectif était de ne pas partir la première semaine. Quoi qu’il en soit, je suis fier du résultat : la cinquième place est une bonne place.

Comment votre style de cuisine a-t-il changé depuis ?

Je n’ai pas changé ma cuisine et je ne vais pas la changer. Surtout dans Top Chef, je montre un plat que je sais faire, j’apprends à faire, j’aime faire mais je ne le fais pas dans mon établissement. C’est plus bistrot, cuisine fermière plus produit, et chez Top Chef, l’approche est plus gourmande, plus visuelle et raffinée.

Vous souhaitez servir des plats de « Top Chef » dans votre établissement ?

Il y a des choses que j’ai plus ou moins déjà fournies aux restaurants que j’ai simplement améliorées et poussé les recettes au niveau « Top Chef ». Presque tout ce que je montre est quelque chose que j’ai plus ou moins travaillé et expérimenté. J’adapte simplement les plats aux goûts des grands chefs.

Quels sont vos souvenirs inoubliables ?

Déjà, la rencontre de tous ces chefs que je ne rencontrerai jamais, et puis la bataille des restaurants que nous avons gagnée avec Arnaud et Wilfried. C’est beaucoup de tracas et de plaisir, un bon moment à partager.

Vous êtes désormais identifié comme « Top Chef ». Qu’est-ce qui change chaque jour ?

Ça rend la vie un peu plus rapide, 100 vies par heure (rire)Plus de rendez-vous, plus de demandes, plus de réservations. Avant, je les gérais hebdomadairement, maintenant je les gère mensuellement. Lorsque mes clients se rendent compte qu’il y a quatre mois d’attente, ils sont inévitablement plus déçus.

Quel est votre projet ?

Le premier ne suffisant plus, nous travaillons d’arrache-pied pour ouvrir un nouvel établissement dans les prochains mois, dans le corps de ferme que nous rénovons. Ce sera plus gastronomique, plus proche de ce que je fais chez Top Chef. Il y aura une section bar à saucisses, pas comme chez Philo Saucisse, mais sous forme de collations autour des vins fins ou des bières que nous brasserons sur place, et une section restauration.

Des nouvelles des quatre derniers candidats ?

Pascal est mon fils dans la série. Je l’aime beaucoup, il va être un très grand gars demain, on en entendra certainement parler. Sébastien est mon ami. Nous partageons les mêmes valeurs, nous venons de la même région, j’apprécie beaucoup sa cuisine, nous avons travaillé avec les mêmes chefs et même travaillé ensemble. J’adore et puis c’est tellement touchant. Louise, elle perchée. Elle a beaucoup de choses dans la tête, elle est créative, elle a mille pensées par seconde, c’est une artiste. Et puis il y a Arnold, ce fanfaron drôle et très sensible. C’est un très bon garçon.

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