Produit régional français à Nutri-Score élevé selon UFC Que-Choisir


Publié le 13 mai 2022 à 17h28 Selon UFC Que-Choisir, des produits régionaux français avec des cotes nutritionnelles élevées. – ©Getty Images

L’UFC Que-Choisir a publié le 10 mai une étude prouvant que les aliments régionaux français recevaient les meilleurs scores nutritionnels. Ce système de notation des aliments est de plus en plus remis en question par les fabricants de produits alimentaires.

L’UFC-Que Choisir assurait dans une étude publiée le 10 mai que les deux tiers des aliments régionaux français obtiennent un bon A, B ou C au Nutri-Score, avec le système d’étiquetage souvent attaqué par les industriels, ils estiment que ces produits sont passibles de sanctions.

« Contrairement aux discours de lobbyistes qui mettaient en avant plusieurs exemples dans les couloirs de Bruxelles, on s’est rendu compte grâce à un échantillon plus large que les produits régionaux sont davantage favorisés par le Nutri-Score », a commenté Olivier Andrault, responsable de la politique alimentaire à l’AFP Association des consommateurs.

Fruits et légumes de catégorie A et fromages de catégories D et E

La filiale locale de l’UFC-Que Choisir a sélectionné 588 produits pour la recherche à partir de recettes de leur région. Au total, 26 % ont été classés A, 13 % ont été classés B et 23 % ont été classés C.

Sur les 120 produits notés A ou B et donc recommandés pour leurs qualités nutritionnelles, environ un tiers sont des fruits et légumes logiques, comme les abricots rouges en Roussillon ou la mâche à Nantes. On y trouve également 34 types de viandes et volailles et 30 types de charcuterie, comme la fondue auvergnate ou la cassolette de Castelnaudary. Le Nutri-Score, mis en place en 2016, est désormais facultatif en France, mais la Commission européenne envisage de rendre l’étiquetage nutritionnel obligatoire d’ici fin 2022, et le score français est facultatif.

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La Controverse de Roquefort

Ce choix a été remis en cause par certains industriels, qui lui reprochent de porter préjudice aux produits régionaux comme le fromage, dont environ 90 % sont classés D et E. Ainsi, en octobre dernier, Roquefort interprofessionnel a demandé une dérogation au dispositif d’étiquetage, et le secrétaire à l’Agriculture Julien Denormandie a pris position dans la démarche, l’invitant à « revoir la méthodologie du Nutri-Score ». Le concepteur de l’indicateur, Serge Hercberg, s’est défendu dans une interview accordée à « Ouest France » en octobre dernier : « Le roquefort contient des graisses saturées et du sel, il est donc en catégorie E. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas en manger. ‘t Indique si un produit présente des avantages pour la santé et indique que le produit doit être consommé en quantité raisonnable. »

Dans son étude, l’UFC-Que Choisir dénombre 25% d’aliments D et 13% d’aliments E. Il faut les consommer de manière plus raisonnée », insiste Olivier Andrault. L’association de consommateurs rappelle également que certaines huiles d’olive ou cancoillotte de Franche-Comté sont notées C, ce qui est plus apprécié que d’autres huiles et fromages, généralement classés D ou E. Privilégier. Comme de nombreux labels, le Nutri-score ne doit pas être pris au pied de la lettre. Par exemple, il ne prend pas en compte la présence de pesticides ou d’additifs. Il est particulièrement utile lorsqu’il s’agit d’apporter une valeur nutritionnelle aux aliments transformés. ou plats préparés.

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