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Claudie Keala

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Viande rouge et cancer : Mangez avec modération


Liée au cancer dans de nombreuses études, la viande rouge n’est pas interdite mais doit être consommée avec modération.

La consommation de viande rouge et transformée suscite un énorme intérêt depuis deux décennies, surtout après que les scientifiques ont démontré un lien fort entre la consommation de viande rouge et transformée et l’émergence de plusieurs cancers, dont les cancers colorectaux et de l’estomac par la suite. Cependant, si elle n’est pas interdite, la viande rouge doit être consommée avec modération et sous certaines conditions. En ce qui concerne la viande transformée, les autorités de santé publique recommandent d’en manger le moins possible.

Ces recommandations proviennent de plusieurs études montrant qu’une plus grande consommation de viande rouge et transformée est associée à un plus grand risque de cancer. À cette fin, les résultats sont assez convaincants, montrant un risque accru de 12 % à 15 % pour chaque 100 g de viande rouge consommée par jour, et un risque accru de 49 % pour chaque 25 g de viande transformée consommée par jour !

viande rouge et transformée

Le terme « viande rouge » désigne spécifiquement le bœuf, l’agneau, le cheval, la venaison, le canard et la chèvre, des viandes qui contiennent de grandes quantités de myoglobine (muscle de l’hémoglobine). La viande transformée est une viande qui a été conservée par fumage, séchage, salaison ou ajout de conservateurs. Cette catégorie comprend le jambon, le bacon, la charcuterie et la charcuterie comme le salami et la saucisse.

risque accru de cancer

Plusieurs phénomènes sont responsables du risque accru de cancer.

viande transformée

Des conservateurs clés, tels que les nitrates et les nitrites, sont ajoutés aux viandes transformées pour prolonger leur durée de conservation et rehausser la saveur du produit. Ces agents sont également responsables de la couleur rose typique du produit durci.

Les nitrites peuvent réagir avec des composants protéiques (acides aminés) pour former des cancérigènes potentiels appelés composés nitroso. Ces composés peuvent se former lors de l’affinage et même dans notre organisme, à partir des nitrites présents dans les aliments, notamment les viandes transformées. L’inhalation ou l’exposition au tabac est également une source de N-nitroso. Au Canada, les nitrates sont réglementés et les quantités autorisées sont réduites au minimum.

fer dans la viande

Un autre précurseur important des composés N-nitroso dans le corps est l’hème contenu dans la myoglobine de la viande rouge. Puisque c’est le fer dans la molécule d’hème qui donne à la viande sa couleur rouge, plus la viande est rouge, plus elle contient de fer. Ce dernier sous forme libre amène l’organisme à produire des produits toxiques qui augmentent le risque de cancer, plus précisément de cancer colorectal. La viande rouge, y compris la viande rouge maigre comme le cheval, l’autruche et le gibier, est riche en fer…

Une combinaison de viande rouge, de viande transformée et de bactéries du côlon pour éviter le trio…

D’autres précurseurs contribuent à la formation de composés N-nitroso, notamment des bactéries anaérobies dans le côlon. L’activité de ces enzymes varie d’une personne à l’autre, ce qui explique en partie la grande variabilité interindividuelle des taux de composés N-nitroso dans le côlon. Le fer dans la viande, le nitrite dans la viande transformée et les bactéries coliques semblent créer les conditions nécessaires à la formation de ces composés cancérigènes. Cela semblerait expliquer l’absence d’augmentation du N-nitroso lorsque le phénomène a été étudié avec une alimentation riche en protéines végétales, qui ne contient pas le même type de fer que celui que l’on trouve dans la viande rouge.

cuisine

La cuisson à haute température (friture, grillades, grillades, etc.) produit des substances appelées amines hétérocycliques et hydrocarbures aromatiques polycycliques. Plus la viande est foncée et carbonisée, plus la formation de ces composés mutagènes est importante. En fait, lorsque la graisse de la viande tombe sur des éléments chauffants tels que des briquettes de barbecue, des HAP se forment et libèrent des cancérigènes potentiels. Une cuisson excessive à haute température peut carboniser la viande et produire d’autres substances, des amines hétérocycliques, qui augmentent le risque de cancer. Plusieurs cancers ont été associés à la déplétion de ces amines : sein, côlon, rectum, œsophage, estomac et prostate.

Faut-il arrêter de manger de la viande rouge ?

La viande rouge a sa place dans une alimentation saine. Alors que certaines conditions, telles que les méthodes de cuisson ou de stockage, semblent augmenter votre risque de cancer, d’autres peuvent vous aider à réduire ce risque :

  • Mangez de la viande rouge avec modération. La Société canadienne du cancer recommande de ne pas dépasser trois portions de 85 grammes par semaine. La viande rouge est une excellente source de fer, de protéines, de zinc et de vitamine B12. Mais il ne faut pas en abuser.

  • Lorsque vous mangez de la viande, choisissez des coupes plus maigres qui éliminent la graisse visible.

  • Mangez beaucoup de poisson (au moins deux fois par semaine), de la volaille, des légumineuses et du soja.

  • Réduisez l’utilisation de méthodes de cuisson à haute température telles que la friture, le gril ou le gril.

  • Évitez de trop cuire ou de brûler de la viande, qu’elle soit rouge ou blanche ou du poisson. Utilisez la grille du haut, aussi haut que possible et loin des flammes.

  • Utilisez des méthodes de cuisson qui empêchent ou réduisent la formation de substances cancérigènes, comme éviter l’exposition aux flammes.

  • cuisson en papillote;

  • Cuisson au four (par torréfaction) en milieu aqueux, évitant le dépassement des températures d’ébullition ;

  • La cuisson aux micro-ondes peut réduire jusqu’à trois fois la production d’AHC, même lorsque les aliments sont ensuite cuits à des températures élevées.

  • Faites mariner les viandes dans un milieu acide, comme une marinade au jus de citron ou au vinaigre.

  • Servir avec des légumes, des fruits et des grains entiers. Ils sont riches en antioxydants et en composés anticancéreux qui aident à réduire le risque de manger de la viande rouge et transformée.

savez-vous?

Au Canada, la personne moyenne mange 200 grammes de viande par jour, l’équivalent de deux hamburgers d’un quart de livre.

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Les joies de manger au restaurant quand on est diabétique


Les diabétiques sont habitués aux restrictions alimentaires, mais ils ne doivent pas se priver de dîner au restaurant ou d’autres plaisirs liés à la table. Ici, tout est question d’équilibre !

Il n’y a aucune raison pour que vous ne puissiez pas profiter au maximum de vos occasions de dîner au restaurant, que ce soit pour fêter un anniversaire, manger un morceau avec des amis ou manger sur le pouce lorsque vous êtes pressé par le temps. …

Conseils pratiques pour maintenir une alimentation équilibrée

Ces conseils sont pour la sortie occasionnelle. Les personnes qui prennent régulièrement un ou plusieurs repas à l’extérieur chaque jour ont besoin de conseils plus spécifiques sur l’alimentation et les médicaments antidiabétiques, s’ils sont prescrits.

  • Familiarisez-vous avec le plan de repas établi. Si vous n’en avez pas, vous pouvez consulter un nutritionniste et en faire développer un pour vous.

  • Connaître les choix possibles (trocs alimentaires) au sein de chaque groupe alimentaire, ce qui vous permettra de varier votre menu.

  • Connaissez la taille de vos portions en fonction de votre plan de repas. Pour pouvoir juger de la taille des portions à l’œil nu dans les restaurants, vous devez vous entraîner à mesurer et à peser les aliments à la maison.

Ajustements d’horaire pour les personnes atteintes de diabète

Les ajustements suggérés sont conçus pour vous aider à éviter des problèmes comme l’hypoglycémie et vous permettre de profiter au maximum de ce moment agréable. Ces adaptations concernent principalement les patients diabétiques traités par insuline et/ou antidiabétiques oraux (type sécrétagogue de l’insuline). Habituellement, les personnes atteintes de diabète contrôlé par l’alimentation seule n’ont pas à faire ces ajustements car le risque d’hypoglycémie est presque nul.

l’heure du repas

Il convient de noter que ces ajustements sont à titre indicatif seulement.

Il est préférable de vérifier auprès de votre nutritionniste pour leur application.

Voyons maintenant les ajustements alimentaires possibles :

repas tôt

  • Si les heures de repas sont de 15 minutes à 1 heure plus tôt : Aucun ajustement requis.

  • Si l’heure du repas est 1 à 2 heures plus tôt : Il est recommandé de fractionner le repas et de conserver au moins un échange de féculents ou de fruits, et de le prendre à l’heure habituelle du repas.

repas retardé

  • Si vous prévoyez un retard d’environ 1 heure : Passez aux féculents ou aux fruits à l’heure habituelle de votre repas, puis soustrayez cette collation de votre repas principal.

  • Si les repas sont retardés de plusieurs heures (ex : 2 à 3 heures) : Faites un échange de féculents et de viande et substitut une ou deux fois à votre heure habituelle de repas, puis soustrayez cette collation de votre repas principal.

  • Si le repas retardé est le dîner, il ne faut pas oublier le goûter habituel du soir. Il peut être ajouté au dîner ou pris plus tard dans la soirée.

Au restaurant ou entre amis, posez des questions !

Si vous habitez chez des amis, renseignez-vous sur les horaires des repas : cela vous permettra de prévoir plus facilement les ajustements nécessaires.

N’hésitez pas à demander des précisions sur les ingrédients des plats. Si un plat semble difficile à évaluer, demandez à votre nutritionniste comment l’intégrer à votre plan de repas.

Parfois, la quantité de certaines viandes (volaille, poisson, substituts) et graisses peut varier. Cependant, il faut tout de même manger à peu près la même quantité d’aliments glucidiques (lait, yaourt, légumes, fruits, féculents, légumineuses et aliments avec sucres ajoutés) car ces aliments ont un impact plus important sur la glycémie.

Dans les restaurants, si nécessaire, apportez une copie de votre plan de repas, qui pourra vous guider dans les meilleurs choix.

Lorsque vous passez en revue le menu, choisissez à partir de zéro pour tous les échanges, des entrées aux desserts. Parfois, les substituts de fruits peuvent être remplacés par des substituts d’amidon, puisque chacune de ces options contient environ 15 grammes de glucides.

À l’extérieur, choisissez des aliments faciles à juger à l’œil (brochettes de bœuf, pavés de saumon, cuisses de poulet, jus de rôti de bœuf, etc.) plutôt que des plats frits, des sauces ou des plats mijotés (nuggets de poulet, sauce hoisin, plats mijotés… . . ).

Ressource

Diabète Québec

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crème


La crème, fabriquée à partir de la matière grasse du lait qui est séparée avant homogénéisation, est un produit laitier populaire qui peut être utilisé de diverses façons en cuisine pour rehausser le goût et la texture des plats.

utile et polyvalent

Crémeux et gourmand, il se marie aussi bien avec les aliments sucrés que salés, dans les soupes ou les sauces, les soupes ou les desserts.

Naturellement riche en nutriments comme le calcium et la vitamine D, cette crème est une bonne source de protéines et contient également de l’acide linoléique conjugué (CLA), qui peut réduire le risque de certains types de cancer. En tant que tel, il a sa place dans une alimentation saine tant qu’il est utilisé avec modération.

Il porte différents noms, en fonction du pourcentage de matières grasses qu’il contient et de son objectif. Des additifs naturels tels que des émulsifiants, des stabilisants ou diverses cultures bactériennes y sont parfois ajoutés pour différentes préparations.

La crème est également l’un des ingrédients les plus polyvalents en cuisine. De la crème légère à la chantilly en passant par la crème fraîche ou la crème fraîche, la crème est appréciée pour la texture onctueuse qu’elle apporte aux plats et permet également d’équilibrer les saveurs et les arômes.

Il répond à différentes techniques et méthodes de préparation et de cuisson. On peut donc le fouetter, le faire mousser, le laisser lever, le roussir ou le brûler. Selon la crème choisie, ajoutée à un plat, elle lui donnera un côté léger, onctueux, moelleux ou croquant.

Ses nombreuses variétés, ses bienfaits pour la santé ainsi que le goût et la texture uniques qu’elle apporte aux recettes font de la crème un ingrédient indispensable dont on ne peut se passer.

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La nourriture végétarienne est saine!


Une alimentation végétarienne ou végétalienne pourrait-elle être synonyme de santé ? Oui, a répondu Renée Frappier, présidente de l’association Manger Santé Bio, qui lui a prodigué des conseils sur une alimentation saine, sans viande ni poisson.

Peut-on être végétarien à tout âge ?

Absolument! Il suffit d’adapter ce régime au plus près des besoins humains. Je pense particulièrement aux femmes enceintes, aux adolescents en pleine croissance ou aux personnes âgées. Pour cela, il faut être bien informé et ainsi avoir accès à des informations et documents sur le végétarisme. C’est aussi s’enrichir de nouvelles recettes.

Le « végétarisme » est-il compatible avec « une alimentation saine et variée » ?

Les végétariens ont tendance à manger plus variés que les omnivores qui se contentent de bœuf et de frites ! Pour compenser, les végétariens optent pour les protéines et varient leur alimentation, grâce à l’abondance de légumes et de fruits que nous pouvons manger.

Quant à l’aspect santé… Étant donné que dans la plupart des cas ce choix alimentaire est lié à des motivations éthiques et environnementales, les végétariens consomment souvent des produits bio ou locaux, de meilleure qualité car moins d’étapes intermédiaires sont franchies.

Un régime végétarien entraîne-t-il des déséquilibres nutritionnels ?

Si la personne a une alimentation variée et veille à équilibrer les protéines animales avec d’autres sources de protéines, il n’y aura pas de déséquilibre.

Je suis végétarienne depuis plus de 30 ans. Je viens de faire un bilan de santé et je vais très bien ! Je pense que mon alimentation y est pour quelque chose.

Quelle est la source de protéines compensatoires ?

Vous pouvez obtenir des protéines sans manger de viande. Par exemple, je pensais aux protéines contenues dans les haricots. Il existe 14 types de légumineuses comme les lentilles, les pois, les haricots, les légumineuses… nous avons aussi ajouté des céréales, des légumes, des fruits… il y a tant à faire !

Les aliments riches en protéines, en fibres et en fer doivent être consommés car ce sont des éléments essentiels pour l’organisme. Les légumes crus sont également une excellente source d’antioxydants et d’éléments protecteurs pour le corps.

Le secret réside également dans l’assimilation des protéines aux sources de vitamines, ce qui augmente la disponibilité du fer. La vitamine C dans les poivrons, les tomates et les agrumes en est un bon exemple.

C’est plus une question de combinaison que de nourriture?

Non seulement cela, mais il existe de nombreux compléments alimentaires. Ils sont très utiles pour les personnes ayant des besoins spéciaux, comme les femmes enceintes.

Observé! Tout est riche en calcium, oméga 3, fer, minéraux… et tout le monde en consomme, pas seulement les végétariens. De plus en plus de personnes souffrent d’allergies alimentaires et environnementales (protéines de lait, œufs, arachides, etc.) et doivent se tourner vers des sources végétales.

Faut-il savoir cuisiner pour être végétarien ?

Bien sûr, il faut cuisiner. Cuisiner est un geste vers l’autonomie et la santé. Si vous ne cuisinez pas, cela signifie que quelqu’un cuisine pour vous et que vous n’avez aucun contrôle sur votre nourriture. Il suffit de regarder la teneur en sel, matières grasses et sucres des produits préparés…

Pour ceux qui ne cuisinent pas parce qu’ils ne savent pas comment faire, il n’est jamais trop tard pour apprendre. C’est même très important.

Cependant, il est possible de sauter un gramme de viande et de ne pas avoir besoin de cuisiner. La disponibilité des produits végétaliens s’est considérablement améliorée en quantité et en variété au cours des dernières années. Grâce à la prolifération des restaurants végétaliens ou des produits prêts-à-manger, la nourriture végétalienne n’est plus aussi restreinte qu’avant.

Ce genre de nourriture, inviter des amis à dîner, inviter la famille à dîner, n’est-ce pas contraignant ?

Plus l’esprit est ouvert, moins il y aura de contraintes.

J’ai une anecdote qui illustre bien ma pensée. Je suis allé donner un cours aux Èles-de-la-Madeleine et la personne qui m’a accueilli m’a donné du homard. Pour faire plaisir, j’accepte de manger un peu.

Pas question de mettre l’autre mal à l’aise à cause de la philosophie. Comme quand on voyage on peut offenser certaines cultures en refusant de manger la viande qu’elles nous proposent… ce n’est pas le but. La flexibilité est essentielle, sinon on s’enferme. Nous sommes différents des masses, nous devons donc nous combiner et nous adapter.

Enfin des suggestions ?

Je recommanderais aux personnes qui ne sont pas végétariennes de l’essayer de temps en temps. Lorsqu’ils mangent du riz, des pâtes, des trempettes de légumes, des accompagnements ou des entrées, ils sont déjà végétariens sans réfléchir.

Premièrement, cela leur permettra de redécouvrir certains produits et certaines saveurs. Malheureusement, les légumes d’antan ont été oubliés, au détriment de certains produits industriels.

Ensuite, manger des plats végétariens leur permet de « stériliser leur corps ».

Mais attention, il faut être végétarien tout en respectant les apports en fibres, protéines et autres que nous avons vu précédemment.

Vous faites référence à la posture de santé…

Oui. Comme nous le savons aujourd’hui, le cancer est l’une des maladies les plus courantes et il est principalement causé par l’environnement et l’alimentation, cela fait réfléchir. Cependant, la recherche montre que les végétariens sont moins susceptibles de développer un cancer du côlon. Ainsi, il existe un lien indéniable entre la santé (surtout le cancer) et l’alimentation.

Mais le dernier conseil que je vais donner, j’insiste, c’est de retrouver la joie et de consommer des produits plus sains, plus frais, plus proches de la terre… même de la viande !

Des recettes 100% végétariennes

Quelques idées de recettes pour vous aider à compléter votre régime végétalien ou toute personne qui veut éviter la viande ou le poisson.

Consultez nos rubriques sur la cuisine végétarienne ou les aliments vivants pour plus d’informations et de recettes.

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Manger des sucreries : avantages et inconvénients


Manger des sucreries évoque le plaisir sur nos langues, mais la culpabilité dans notre cortex !

Médicament, nourriture ou poison ?

Pourquoi aime-t-on tant la douceur ? Qu’elle provienne du sucre blanc (saccharose) ou d’aliments naturellement sucrés comme les fruits, le miel, le sirop d’érable, le lait chaud, la douceur procure un plaisir sensoriel instantané à tous les mammifères. Cette préférence existe en fait depuis la vie au palais. Il permet aux nouveau-nés d’accepter instinctivement le lait et l’eau sucrée. Guidé par cet instinct, l’être humain peut toujours trouver des aliments riches en glucides, les digérer et les absorber rapidement pour satisfaire sa faim. Il sait aussi se protéger des substances amères toxiques.

Si nous aimons tous la douceur avec laquelle nous sommes nés, la perception de son intensité varie d’une personne à l’autre. Ce plaisir évolue avec l’âge, l’expérience, l’éducation, les habitudes familiales ou l’environnement de consommation. Outre la génétique, il y a aussi l’environnement socioculturel et la valeur sentimentale de cet aliment. Dès le début de la vie, le goût sucré du lait a été associé à l’amour maternel. Vient ensuite le temps des récompenses et des fêtes d’enfance, qui comprennent des collations et des boissons sucrées qui mettent l’accent sur la douceur du sucre.

Le sucre : un doute sur la santé

Ce n’est qu’au XVIIe siècle, lorsque le sucre raffiné devient une denrée courante à la portée de tous, que la religion et la médecine s’en méfient. Parce qu’il procure du plaisir, le sucre devient suspect. Influencés par ce principe, et inquiets de sa consommation excessive, les médecins ont commencé à s’interroger sur le statut de cette substance très délicieuse : médicament, aliment ou poison ?

Tout au long du 20e siècle, et surtout depuis les années 1970, les professionnels de santé en Europe et en Amérique du Nord se sont interrogés sur les effets du sucre sur la santé. D’études scientifiques en publications de vulgarisation plus ou moins crédibles, on débat de la responsabilité du sucre dans l’apparition du diabète, du surpoids, des maladies cardiovasculaires, des caries dentaires ou encore du TDAH. Une image négative du sucre s’est propagée pendant des décennies en raison d’une grande quantité d’informations parfois contradictoires. Par exemple, le mythe selon lequel le sucre fait grossir est ancré dans l’imaginaire populaire. Certains auteurs comparent même la dépendance à la toxicomanie, avec des titres comme « A Drug Called Sugar ». La mauvaise réputation du sucre affecte également les gourmands. Ils sont attribués à la faiblesse, à la régression enfantine ou à des stéréotypes désobligeants négligents.

culpabilité médiatique

Aujourd’hui, avec l’épidémie d’obésité, la lutte contre la « malbouffe », l’obsession du poids et l’obsession d’une alimentation saine (orthopathie), les convives se retrouvent pris dans un conflit. D’une part, chaque épicerie, dépanneur, distributeur ou restaurant de restauration rapide se remplit de produits sucrés et de boissons à l’aide de la publicité. Le sucre est partout, à la fois visible et invisible, ajouté aux plats et aux sauces qui ne sont pas déjà sucrées !

D’autre part, la société, les médias et le gouvernement répandent des discours de plus en plus coupables. A Paris en 2005, le Dr Jean-Philippe Zermati et le Dr Gérard Apfeldorfer du Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids (GROS) déclaraient : « La guerre au sucre est déclarée ! choix entre manger du sucre avec culpabilité. La culpabilité de ne pas « bien manger » et l’angoisse de prendre du poids conduisent souvent à une consommation illimitée… » Face à ce bras de fer, peut-on se déculpabiliser ?

C’est naturel d’avoir la dent sucrée !

Commençons par reconnaître que notre attirance pour le sucré est naturelle et utile. Connaître cette préférence nous permet de manger avec plaisir des fruits et certains légumes comme les carottes, les tomates cerises, les pois, les courges et les patates douces, ce qui est un bon début, n’est-ce pas ?

Ensuite, embrassons l’envie de quelque chose de sucré après un repas comme d’habitude. Apprenons à satisfaire cette envie avec des aliments naturellement sucrés ou cuisinés, plus sucrés bien sûr, mais que nous savourerons en silence. Il s’avère que prendre le temps de savourer peut vous aider à manger moins.

En prime, nous ressentons plus de satisfaction sensorielle lorsque nous ne mangeons pas trop. Naturellement, le plaisir du sucré s’estompe du fait de la satiété des sens : après quelques bouchées, le gâteau a un peu moins de goût. On perçoit mieux les signaux de satiété, on n’a plus faim, et on continue. En écoutant ses ressentis, des plus agréables aux moins satisfaisants, on parvient à reconnaître les limites de ce doux plaisir sans frustration.

En honorant ses besoins et son hérédité, son héritage familial et culturel, on retrouve tout le confort d’être confiant et de se faire plaisir en douceur sans culpabilité.

la source

Fischler C., « La morale de l’alimentation : l’exemple du sucre », L’Homnivore, Paris, Éditions Odile Jacob, 1990, p. 265-294. (Ed. Broché, 1993).

Autorité française de sécurité sanitaire des aliments. « Plaisirs du sucre et effets sur le comportement alimentaire », Glucides et santé : état des lieux, bilan et recommandations, 2004, p.13. 45-47.

Thibault L., Nourris ton cerveau, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2003.

Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids, Zermati, J.-P., Apfeldorfer G., Sugar Wars Declared ! 2005.

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De la bière à la nourriture : des accords harmonieux


La bière accompagne un bon repas, mais peut aussi être un ingrédient lorsqu’elle est utilisée dans des recettes. L’accord parfait pour un dîner à la bière.

La disponibilité de la bière au Québec s’est multipliée ces dernières années. Cet engouement est dû en partie aux quelque 75 microbrasseries qui produisent près de 4,5 millions de caisses de 24 par année. Blanche, dorée, rouge, brune ou noire, quelle que soit sa couleur, la bière gagne en popularité aussi bien sur la table qu’en cuisine, où elle peut sublimer les plats.

Que ce soit dans une marinade, dans un bouillon au lieu de l’eau ou dans une pâte à crêpes, vous pouvez déguster cette boisson alcoolisée dans une variété de saveurs. Par exemple, les bières de malt ajoutent de la douceur ou de la noisette, tandis que les bières houblonnées ajoutent de l’amertume ou des notes herbacées. « Une bière plus amère rendra un plat plus riche et plus appétissant, et pour les rôtis, nous préférons une bière de haute fermentation », explique Renée-Claude Beauchemin, chef brasseur à la Brasserie Labatt.

Sans oublier les nombreux bienfaits de la bière sur la santé. Des études ont montré qu’une consommation modérée d’alcool (un à trois verres par jour) réduit considérablement le risque de maladie coronarienne, principale cause de décès prématuré dans les pays développés. La bière aide également à réduire le risque de diabète, de calculs biliaires, d’arthrite, d’ulcères d’estomac et aide à augmenter la densité osseuse.

Nous vous proposons quelques accords bières et mets suggérés par Mme Beauchemin qui, en 2005, à titre de présidente de l’Académie des bières de Montréal, a collaboré avec l’Institut culinaire pour développer un cours d’initiation à l’harmonie bière et mets.

accord mets et bières

bière

Une bière de fermentation haute à base de malt noir. Goût intense et doux, très amer.

5 degrés

bière nord-américaine

Le goût est plus léger que la bière traditionnelle. Plus savoureuse que la plupart des lagers nord-américaines. rafraîchissant.

3 à 5 degrés

Pâtes sauce rosée ou sauce tomate (acidité moyenne), poissons gras ou épicés, viandes blanches grillées, viandes rouges grillées, mijotées ou grillées, fromages doux ou moyennement corsés.

bière ambrée

Basé sur une variété de malts, il donne une couleur riche. Ample avec des notes de caramel.

3 à 5 degrés

bière légère

De couleur ambrée, corsé mais bien équilibré, le goût rappelle la noisette avec des notes de réglisse.

3 à 5 degrés

Pâtes à la sauce tomate épicée, poissons épicés, huîtres, viandes blanches grillées, viandes rouges grillées, mijotées ou grillées, fromages mi-corsés ou corsés.

bière amère

De couleur pâle à ambrée et légèrement gazeuse, elle produit une mousse crémeuse aux riches saveurs de malt et de houblon.

3 à 5 degrés

Lambic aux fruits

Processus de fermentation spontanée. Vieilli et fermenté en fûts de chêne avec l’ajout de fruits frais.

3 degrés

bière d’abbaye

Hautement fermenté et dont la couleur varie du doré au chocolat. Le goût et l’arôme sont à la fois épicés et moelleux.

5 degrés

Pâtes à la sauce tomate, poissons épicés, viandes blanches grillées, viandes rouges grillées, mijotées ou grillées, fromages mi-corsés et corsés.

bière blanche

Fabriqué à partir de blé, naturellement fermenté, non filtré et refermenté en bouteille. Désaltérant et rafraîchissant.

3 degrés

Pâtes sauce crème ou rosée, poissons et crustacés, viandes blanches grillées, pochées ou rôties, fromages doux.

bière européenne

Les lagers blondes sont plus amères que les lagers nord-américaines et ont une finition sèche et croquante.

2 à 3 degrés

Spaghetti sauce tomate (acidité moyenne), poissons gras, crustacés sautés ou grillés, viande blanche grillée ou grillée sauce épicée, fromage moyennement corsé.

Lager nord-américaine

La fermentation basse donne un goût net et rafraîchissant. Arôme délicat, goût doux et légèrement sucré.

2 à 3 degrés

Pâtes à la crème ou sauce rosée, poissons maigres, crustacés pochés, viandes blanches grillées, pochées ou grillées, fromages à pâte molle.

lecture recommandée

Les 100 meilleures bières de 2010, Alain McKenna et Richard Prieur, Les Éditions Transcontinental, 2010, p. 264. (mis à jour annuellement)

Guide de la bière de qualité au Québec, Mario D’Eer, Éditions Trécarré, 2009, 294 pp.

savez-vous?

Des études ont montré qu’une consommation modérée d’alcool (un à trois verres par jour) peut réduire considérablement le risque de maladie coronarienne. La consommation modérée d’alcool pour les femmes est en moyenne de 25 à 30 % inférieure à la quantité recommandée pour les hommes.

La consommation de bière au Québec stagne à 95 litres par personne depuis 2002. Au cours des 11 dernières années, la proportion des ventes de bière par rapport aux ventes d’alcool dans la province est passée de 62 % à 49 %, tandis que celle du vin est passée de 25 % à 39 %.

Les ales sont des bières qui fermentent à des températures plus élevées que les lagers, qui fermentent à des températures aussi basses que le point de congélation. Les ales sont généralement plus riches en alcool et ont un profil de saveur plus riche et plus complexe que les bières blondes, le type de bière le plus courant en Amérique du Nord.

L’hydromel est une bière au miel. Il y a environ 4 000 ans, à Babylone, il était de coutume que le père d’une mariée serve à son gendre de l’hydromel, une sorte de bière au miel, autant qu’il le voulait pendant un mois. Cette période du calendrier lunaire s’appelle la lune de miel, comme on l’appelle aujourd’hui.

suggestion de recette
Nous vous conseillons de consulter notre article sur la cuisine avec de la bière !

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Attention aux boissons pour sportifs


Les boissons pour sportifs sont très appréciées des personnes actives qui ont besoin de se réhydrater avant et pendant l’activité physique. Cependant, ils ne sont pas sans risques pour la santé. Méfiez-vous de l’exercice ou des boissons énergisantes.

Types d’entraînement et consommation de boissons pour sportifs

Les boissons pour sportifs sont très appréciées des personnes actives qui ont besoin de se réhydrater avant et pendant l’activité physique. Cependant, ils ne sont pas sans risques pour la santé. Méfiez-vous de l’exercice ou des boissons énergisantes.

Nous savons tous que notre corps est fait d’eau, ce qui est crucial pour les personnes qui perdent beaucoup d’eau (1 litre/heure ou plus, selon les conditions météorologiques) pendant l’exercice. Pour apporter à leur système l’hydratation nécessaire, les personnes actives bénéficient de l’eau potable avant et pendant leur activité physique.

boissons populaires sur le marché

Les rayons des supermarchés et des centres sportifs professionnels regorgent de produits destinés aux sportifs. Cependant, sachez que si votre entraînement dure moins d’une heure, votre corps n’a besoin que d’eau.

Si vous souhaitez essayer l’une des boissons sportives telles que Gatorade, AllSport ou Powerade (à ne pas confondre avec les boissons énergisantes, déconseillées pendant l’effort), sachez qu’elles ne sont pas nocives pour votre santé, elles apportent à votre système des glucides et les calories qui peuvent interférer avec les objectifs idéaux de perte de poids. N’hésitez pas à consulter l’étiquette pour vérifier l’apport calorique.

Faites attention aux ingrédients de vos boissons préférées. Il ne doit pas contenir plus de 8 % de glucides (de préférence entre 4 % et 8 %) car trop de glucides peuvent causer des maux d’estomac. Ces boissons contiennent également des quantités importantes de sodium et de potassium, qui ne sont pas nécessaires pour moins de 4 heures d’activité physique. De toute évidence, les coureurs de marathon ou les personnes qui s’en tiennent à un programme d’entraînement de haute intensité, accumulé plus d’une fois par jour ou pendant de longues journées consécutives, bénéficieraient de l’utilisation de l’un de ces produits provoquant une rétention d’eau pour compenser la baisse de sang. sodium.

N’optez pour les boissons dites de récupération que si vous répondez aux exigences d’un programme d’exercices de haute intensité. Souvent trouvées dans les magasins spécialisés, ces boissons sont riches en glucides et en protéines. Par conséquent, il est nécessaire d’évaluer vos besoins d’entraînement avant de consommer de tels produits, car leur apport en glucides/protéines compensera la perte de calories due à une activité physique de faible intensité.

Faites votre propre mélange

Les boissons vendues sur le marché sont assez chères. Pourquoi ne pas le préparer à la maison ?

Solution économique :

– Préparez la boisson en diluant le jus du commerce et en ajoutant une pincée de sel (1/8 de cuillère à café)

– Pour une boisson plus stable destinée à refaire le plein d’énergie, voici une recette facile et délicieuse : 250 ml de lait 1% ou écrémé 15 ml de chocolat en poudre ½ banane

– Procurez-vous certains produits que l’on peut trouver en pharmacie et vous procurer un bon apport énergétique à moindre coût ; comme les produits « prêts à boire » Boost, Ensure et Déjeuner. Le yogourt à boire est également un bon choix.

– Si vous choisissez une boisson populaire, n’hésitez pas à la diluer avec de l’eau pour réduire sa teneur afin de minimiser votre apport en glucides.

Pour les sportifs amateurs comme vous, n’oubliez pas que l’eau reste l’hydratant le plus efficace, le plus accessible et le plus économique que vous puissiez vous procurer, et qu’une alimentation saine vous permet de récupérer d’une activité physique et d’accumuler l’énergie dont vous avez besoin pour votre prochaine séance d’entraînement !

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Différencier les allergies et les intolérances alimentaires


Les allergies et les intolérances alimentaires se manifestent par des réactions indésirables aux aliments, mais peuvent être différenciées par la gravité des symptômes.

allergie alimentaire

Les allergies alimentaires sont des sensibilités causées par la réponse du système immunitaire à des protéines spécifiques présentes dans les aliments. Selon les estimations actuelles, les allergies alimentaires touchent jusqu’à 6 % des jeunes enfants et 3 à 4 % des adultes.

Chez les personnes allergiques, le système immunitaire assimile à tort les protéines alimentaires à des substances nocives. Lorsqu’une personne est exposée pour la première fois à cette protéine, le système immunitaire produit un anticorps appelé immunoglobuline E (IgE). Lorsqu’une personne est à nouveau exposée à la même protéine alimentaire, des anticorps IgE et des produits chimiques comme l’histamine sont libérés. L’histamine est un produit chimique puissant qui déclenche des réactions dans le système respiratoire, le tractus gastro-intestinal, la peau et même le système cardiovasculaire.

Dans les cas les plus graves, les allergies alimentaires peuvent être mortelles. Bien que n’importe quel aliment puisse déclencher une réponse immunitaire chez les personnes allergiques, certains aliments en particulier sont responsables de la plupart des allergies alimentaires.

intolérance alimentaire

Une intolérance alimentaire est une sensibilité alimentaire qui n’entraîne pas de réponse immunitaire chez un individu. Bien que de petites quantités de nourriture puissent déclencher des allergies alimentaires et des sensibilités chimiques, des portions normales sont généralement nécessaires pour provoquer des symptômes d’intolérance alimentaire. Bien que les symptômes d’intolérance alimentaire varient et puissent être similaires à ceux d’une allergie alimentaire, l’intolérance alimentaire est plus susceptible de se manifester dans le système gastro-intestinal et est généralement due à l’incapacité de digérer ou d’absorber certains aliments ou certains d’entre eux causés par les ingrédients.

sensibilité chimique

Par exemple, l’intolérance aux produits laitiers est l’une des intolérances alimentaires les plus courantes. Appelée intolérance au lactose, elle survient chez les personnes qui manquent de lactase, une enzyme nécessaire à la digestion du lactose, un sucre du lait, qui est déficient. Les douleurs abdominales et les ballonnements, la diarrhée et les gaz sont des symptômes de l’intolérance au lactose.

La maladie cœliaque est une intolérance héréditaire au gluten. La principale source de gluten dans l’alimentation est les céréales. Actuellement, le seul remède à cette condition est un régime strict sans gluten.

La chimiosensibilité survient lorsqu’un produit chimique présent naturellement ou ajouté à un aliment provoque une réaction indésirable chez une personne. La caféine dans le café, la tyramine dans le fromage vieilli et le glutamate de sodium, un exhausteur de goût, sont tous des produits chimiques allergènes.

Si vous avez des réactions indésirables à certains aliments, il est préférable de consulter votre médecin de famille et votre diététiste pour vous aider à déterminer si ces symptômes sont liés à des allergies alimentaires, des intolérances ou d’autres sensibilités.

Ressource

Santé Canada

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Sain grâce aux épices ?


Doit-on considérer notre armoire à épices comme une pharmacie ? Voici les dernières nouvelles sur les épices et leurs effets sur la santé.

Le curcuma combat le cancer

Il existe une sorte de consensus dans la communauté scientifique sur le fait que le curcuma peut expliquer l’énorme différence d’incidence de certains cancers en Inde et dans les pays occidentaux. Par exemple, chez les hommes, l’incidence du cancer du côlon aux États-Unis est huit fois plus élevée qu’en Inde. C’est la curcumine, qui donne au curcuma sa couleur jaune, qui sera responsable des propriétés anticancéreuses. Et même si la curcumine est mal absorbée par le corps humain, en présence de pipérine dans le poivre, son taux d’absorption peut être multiplié par plus de 1 000… et le poivre a toujours été un ingrédient important du curry.

Produit jaune vif, le curcuma provient du rhizome séché de la plante de curcuma, qui appartient à la même famille que le gingembre. Le curcuma est considéré comme une épice sacrée en Inde et en Indonésie, et il a toujours eu une place importante dans les traditions culinaires et médicinales de ces pays. L’Indien moyen consomme 1,5 à 2 grammes par jour, ce qui équivaut à environ ½ à 1 cuillère à café. Thé. En fait, le curcuma fait partie intégrante des mélanges d’épices pour curry. Il est également utilisé par la médecine chinoise pour ses propriétés bénéfiques pour la santé.

Le curcuma peut avoir des effets bénéfiques dans le traitement des troubles cérébraux, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires, selon Gregory Cole, directeur associé du Centre de la maladie d’Alzheimer à l’Université de Californie. L’ajout de curcuma à l’eau de cuisson, au bouillon de poulet, à la mayonnaise ou au curry est un moyen simple et sûr d’augmenter votre apport en curcumine et d’obtenir ses effets. N’oubliez pas les poivrons !

Cannelle, riche en antioxydants

La cannelle provient de l’écorce interne du cannelier ou cannelier. Il est apprécié depuis l’Antiquité pour son goût parfumé et ses propriétés médicinales. En tibétain, on l’appelle aussi Sing-tsha ou « moringa ». Selon une étude de juillet 2006 publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, la poudre de cannelle se classe quatrième parmi les 50 aliments contenant le plus d’antioxydants pour 100 grammes. Bien que 100 grammes de cannelle équivalent à 50 cuillères à café, la cannelle couramment consommée (c’est-à-dire 1 cuillère à café) contient encore suffisamment d’antioxydants pour contribuer de manière significative à notre alimentation quotidienne.

En plus de contenir des polyphénols (antioxydants), la cannelle est également riche en fibres. Les fibres représentent plus de la moitié de son poids : 5 ml de cannelle contiennent 1,3 gramme de fibres. Il contient également du fer et du manganèse, des minéraux qui aident à prévenir les dommages causés par les radicaux libres.

Avantages pour les diabétiques

Plusieurs études montrent que de petites quantités de cannelle peuvent augmenter la sensibilité à l’insuline et réduire la glycémie chez les personnes atteintes de diabète. En fait, on dit qu’aussi peu que 1 gramme (environ 2 ml ou ½ cuillère à café) abaisse la glycémie de 30 %. On dit que les constituants actifs de la cannelle, les polyphénols, augmentent la sensibilité à l’insuline en stimulant les cellules pour qu’elles répondent aux signaux de l’insuline pour éliminer le glucose du sang. Les taux de cholestérol sanguin et de triglycérides sont également réduits, probablement parce que l’insuline joue un rôle clé dans la régulation de la graisse corporelle. Cela a été démontré dans une étude réalisée en 2003 sur 60 patients diabétiques par Richard Anderson du Laboratoire de l’alimentation, de la génomique et de l’immunologie de l’USDA et ses collègues.

Ajouter un peu de cannelle à votre gruau du matin, à votre bol de granola ou à votre mousse de café ne fera pas de mal et ajoutera de la saveur. Mais il ne faut pas en faire trop, car la coumarine, un composé de la cannelle qui peut être toxique à fortes doses, est particulièrement abondante dans l’huile de cannelle. Ainsi, dans le cas des suppléments, nous nous en tenons à ceux qui contiennent des extraits à base d’eau. De plus, les suppléments de cannelle ne doivent pas être pris sans l’avis d’un médecin en raison des interactions possibles avec certains médicaments.

Gingembre pour les nausées

Le gingembre, ou gingembre, est un rhizome qui est utilisé en Asie depuis plus de 6 000 ans, entre autres, pour traiter les maux d’estomac, la diarrhée et les nausées.

Le gingembre a un effet apaisant sur les nausées et les vomissements. Depuis 1991, quatre études remarquables ont établi l’efficacité et l’innocuité du gingembre (poudre ou extrait) dans le traitement des nausées matinales chez la femme enceinte. Il est recommandé de s’en tenir à l’équivalent de 2 grammes de gingembre séché ou 10 grammes de gingembre frais par jour. Le gingembre peut provoquer des nausées en bloquant les récepteurs de la sérotonine dans l’intestin pour empêcher la sérotonine d’y parvenir. De plus, aucune donnée scientifique ne permettrait à Santé Canada d’interdire la consommation de gingembre pendant la grossesse. L’Association canadienne des obstétriciens et gynécologues est également d’accord, tant que la dose ne dépasse pas 1 000 mg de gingembre moulu par jour. Il est important de souligner qu’il existe une possibilité théorique d’interaction avec certains médicaments prescrits aux patients cardiaques.

Dès lors, on peut croire que l’utilisation quotidienne du curcuma, de la cannelle et du gingembre est un moyen facile, rapide et économique de bénéficier de leurs effets sur la santé tout en ajoutant de la saveur et des saveurs exotiques à notre alimentation. Vive le curry… il contient trois épices « fameuses » !

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Intoxication alimentaire : bactéries, virus et parasites


L’intoxication alimentaire est une infection du tube digestif causée par la consommation d’aliments contaminés par des bactéries, des virus ou des parasites.

Nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhée, maux de tête, fièvre… le tout après quelques piqûres inoffensives. Santé Canada estime qu’environ 2 millions de personnes au pays souffrent de cette « intoxication alimentaire » chaque année. Sans oublier que les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes atteintes de maladies chroniques, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli en raison du cancer ou du VIH sont beaucoup plus gravement touchés.

la conservation des aliments

La plupart des aliments contiennent des bactéries. Si les aliments ne sont pas entreposés correctement, les bactéries peuvent se multiplier et contaminer les aliments. Presque tous les aliments peuvent provoquer une intoxication alimentaire, mais certains aliments sont plus dangereux que d’autres. La viande, la volaille, les produits laitiers, le poisson et les produits à base d’œufs crus ou de viande peuvent en effet causer beaucoup d’inconfort s’ils sont préparés, transportés, stockés ou conservés dans des conditions inappropriées.

Les températures dans la « zone dangereuse » favorisent la croissance bactérienne, oscillant entre 4 et 60°C (40 et 140°F), ce qui explique pourquoi les cas d’intoxication alimentaire sont plus fréquents en été qu’en hiver.

La plupart des contaminations se produisent lorsque les aliments sont laissés à ces températures pendant plus de quatre heures. Dans cette zone dangereuse, le nombre de bactéries double toutes les 15 minutes. Faites le calcul… c’est rapide ! Il faut donc redoubler de vigilance pendant la saison chaude pour limiter au maximum l’exposition aux denrées périssables en vérifiant plus fréquemment les thermostats du réfrigérateur (entre 0 et 4°C) et du compartiment congélateur (-18°C). Le produit doit être à température ambiante, avec une attention particulière pour la volaille et le bœuf haché.

L’hygiène est un facteur déterminant de la pollution. Lorsque vous manipulez des aliments, vous devez éviter de les exposer aux bactéries que vous transportez. C’est pourquoi vous devez toujours vous laver soigneusement les mains avec de l’eau tiède et du savon, et éviter de vous moucher ou de tousser près des aliments. Les animaux domestiques sont également porteurs de germes, ils ne doivent donc pas se trouver à proximité de tables ou de comptoirs pendant la phase de préparation.

les bactéries qui causent une intoxication alimentaire

Quatre coupables notoires, autres que ceux qui préparent le déjeuner !

La bactérie la plus souvent impliquée dans les intoxications alimentaires est la salmonelle. En plus des germes de soja (sucre) et du jus de pomme non pasteurisé, on le trouve également dans la volaille, le porc, les saucisses et le poisson insuffisamment cuits, ainsi que dans les œufs crus ou insuffisamment cuits et les aliments cuits qui n’ont pas été réfrigérés pendant des heures. La bactérie commence à se manifester dans l’organisme 8 à 72 heures après l’ingestion d’aliments, avec des nausées, des douleurs abdominales, de la fièvre, des vomissements et de la diarrhée.

Escherichia coli (E.coli O157:H7) est souvent responsable de nombreuses intoxications alimentaires. Et pour cause, puisqu’il est à l’origine de la « maladie du burger ». Il prospère dans la viande hachée insuffisamment cuite ou le jus de pomme non pasteurisé. La bactérie provoque des vomissements et des diarrhées sévères, parfois sanglantes, 5 à 72 heures après l’ingestion. Les symptômes persistent parfois plusieurs jours et nécessitent généralement une hospitalisation. Une autre forme d’E. coli, dite forme entérotoxinogène, affecte souvent les voyageurs car elle est également présente dans l’eau potable non chlorée de certains pays du Sud. C’est elle qui est notamment chargée des déplacements.

De plus, une mauvaise hygiène peut entraîner une contamination des aliments par la bactérie Staphylococcus, qui se cache sur le nez, la gorge et la peau de nombreuses personnes et se propage par les coupures, les plaies, les brûlures, les égratignures et l’acné. Les aliments les plus sensibles à cette bactérie sont le jambon, la volaille et les produits laitiers. Par exemple, contrairement aux salmonelles, les staphylocoques n’attaquent pas directement le tube digestif. Il le fait en contaminant les aliments avec des toxines. C’est pourquoi certains puristes préfèrent parler « d’intoxication alimentaire » (toxines) dans ce cas plutôt que d’intoxication alimentaire. En conséquence, les bactéries staphylocoques peuvent provoquer des douleurs abdominales, des maux de tête, des nausées, des vomissements et de la diarrhée en une courte période de quelques minutes à quelques heures. Des frissons, une faiblesse et des étourdissements peuvent également survenir après l’ingestion.

Autre bactérie très dangereuse, mais heureusement moins fréquente, le botulisme se propage dans les conserves de légumes, de viande et de poisson mal stérilisées. La bactérie provoque à nouveau une forme rare mais mortelle d’empoisonnement, le botulisme, par le biais de toxines qui affectent le système nerveux. Les symptômes apparaissent 1 à 8 jours après avoir mangé et sont très sévères : difficulté à avaler, vision floue, étouffement, difficulté à parler et paralysie.

nourriture risquée

Œuf: Ils doivent toujours être consommés cuits. Mi-cuits, ils représentent un danger pour les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées et les malades. Les œufs crus favorisent la propagation de la salmonelle, la salmonelle peut également se multiplier dans les plats qui en contiennent (mayonnaise, hollandaise, mousse), et la salmonelle peut se multiplier plus rapidement si elle n’est pas réfrigérée.

la volaille: Il ne doit pas être décongelé à température ambiante. Exposée à des températures élevées, cette viande délicate est sensible aux infections bactériennes. Prenez le temps de décongeler au réfrigérateur ou dans de l’eau froide et faites cuire jusqu’à ce que la température interne de la volaille atteigne au moins 85 ºC et que la viande perde sa couleur rosée.

Le bœuf haché: Il est très sensible aux bactéries de surface, car celles-ci peuvent facilement pénétrer dans tout le morceau de viande. La viande hachée doit toujours être bien cuite et consommée dans les 24 heures suivant l’achat, sinon il est plus sûr de la congeler immédiatement. De plus, il ne doit pas être décongelé à température ambiante.

Enfin, les céréales cuites, les puddings, la crème fouettée, les fruits de mer (surtout les moules, les huîtres et les crevettes), les haricots cuits, les sauces, la mayonnaise et les sauces à la viande : ces aliments à éviter s’ils ne sont pas conservés à 4°C ou moins deviennent la proie des bactéries.

Pratiques sécuritaires dans les épiceries

Vous connaissez l’ennemi et vous savez où il se cache, alors voici comment le tenir à l’écart de votre vie :

  • N’achetez pas de produits périssables sans réfrigération.

  • N’achetez pas de produits givrés ou décongelés.

  • Vérifiez la date d’expiration sur l’emballage.

  • N’achetez pas de canettes bosselées ou poussiéreuses.

  • N’achetez pas d’aliments dont l’emballage est endommagé ou les scellés de sécurité brisés.

  • N’achetez pas d’articles en vrac qui ne sont pas servis par un serveur avec des ustensiles propres.

  • Gardez la volaille et la viande à l’écart des aliments crus (comme les fruits et les légumes) dans des sacs en plastique pour éviter la contamination croisée.

  • Votre achat est terminé, rentrez vite chez vous. Si vous avez plus d’une heure de route, conservez les denrées périssables dans une glacière.

problème de température

Vérifiez régulièrement les températures du réfrigérateur et du congélateur et :

  • Conservez la viande, la volaille, les fruits de mer et la charcuterie dans la partie la plus froide du réfrigérateur ou congelez-les si vous prévoyez de les manger dans quelques jours.

  • Placez les petits pains réfrigérés sur une assiette ou un sac en plastique pour empêcher les jus ou le sang de couler sur d’autres aliments.

  • Décongelez les aliments au réfrigérateur, dans de l’eau froide ou au micro-ondes, pas à température ambiante.

  • Ne jamais recongeler des aliments décongelés à moins qu’ils ne soient d’abord cuits.

Débarrassez-vous rapidement des restes de nourriture

N’attendez pas que vos invités partent pour ramasser les restes, et :

  • Conservez rapidement les aliments périssables au réfrigérateur.

  • Refroidissez les restes directement dans le réfrigérateur, pas sur le comptoir.

  • Conservez les aliments en conserve dans un endroit frais et sec jusqu’à un an.

  • Assurez-vous de bien tourner les aliments stockés dans le placard.

Problème d’hygiène

Lavez-vous les mains, les ustensiles et les planches à découper avec du savon et de l’eau chaude après avoir manipulé de la volaille ou de la viande crue, et :

  • Si vous vous mouchez ou allez aux toilettes, lavez-vous à nouveau les mains.

  • Évitez de vous toucher le visage, les cheveux ou les cigarettes.

  • Ne prenez pas de nourriture avec vos doigts pour la goûter.

  • Utilisez une planche à découper en plastique au lieu d’une planche en bois car elle est plus facile à nettoyer.

Évitez les aliments périssables lors d’un pique-nique

Assurez-vous qu’aucun aliment périssable (en particulier la viande, la volaille, le poisson, la mayonnaise, les œufs, le lait et la crème) n’est conservé à l’intérieur à température ambiante pendant plus de deux heures ou moins d’une heure.

  • Assurez-vous que les plats qui doivent être servis chauds sont sur la cuisinière et maintenus au-dessus de 60°C.

  • Assurez-vous que la plaque froide est congelée ou entourée de glace pilée.

  • Gardez la boîte à lunch dans un endroit frais jusqu’au moment du repas.

  • Ajoutez du jus congelé ou des packs de glace à votre boîte à lunch pour refroidir les aliments.

  • Réfrigérez les sandwichs à la viande (surtout hachée), à ​​la volaille et aux œufs jusqu’au moment de les manger.

Profitez-en maintenant ! Pas de regrets.

la source

Partenariat canadien pour la salubrité des aliments

Evil Keys, Servicevie.com, 2003

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