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Willy Schatz

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Mono-régimes, jeûnes, coachs en nutrition… beaucoup de diatribes de nutritionnistes sur le régime miracle


Nécessaire A l’occasion du dîner du réveillon et des bonnes résolutions, trois diététiciennes de Rhodes ont dénoncé des abus alimentaires par des non qualifiés. Ils y voient une question de santé publique et de bon sens.

Entre les soirées du Nouvel An, ils tapaient du poing sur la table. Trop c’est trop. « Ces derniers mois, on a vu des régimes dits miracles, des poudres de protéines vendues sur les marchés de Noël par de soi-disant coachs en nutrition, des conseils diététiques fous sur les réseaux sociaux (par exemple, ne pas manger au même repas), des glucides et régime gras, jeûne… » énumère Fanny Blanchou-Lasbouygues, nutritionniste de Puy-L’Evêque, Gourdon et Cahors. « Un jour, j’ai eu une patiente âgée qui n’aimait pas la viande et le poisson, et un docteur en naturopathie lui a conseillé d’arrêter les produits laitiers, et elle est venue dans mon cabinet à la limite de la malnutrition. Un autre jour, c’est absurde pour les femmes d’être des coachs nutrition ont appris à manger 400 grammes de viande par repas », prévient Caroline Demarty, nutritionniste à Cahors. Autre exemple de Céline Massip, nutritionniste à La Magdelain et Pradinese : « J’ai un patient qui ne jure qu’un délicieux petit déjeuner de fruits, bananes écrasées mélangées à de l’huile végétale, ce qui n’a aucun sens ». Parmi les trois spécialistes, les frustrés par le régime se bousculaient : chacun traitait une centaine de cas par mois. seul.

Le problème qu’elles posent est qu’en plus de la concurrence déloyale, ces pratiques sont également dangereuses pour les patients. Fanny Blanchou-Lasbouygues poursuit : « Ils peuvent souffrir de dénutrition, de problèmes digestifs, de chute de cheveux, ils diabolisent certains aliments, culpabilisent, s’éloignent du bon sens, donc psychologiquement ils sont complètement perdus. » Les autorités ont pu entendre leur message : C’est un problème de santé publique. « Ces vendeurs de rêves font de la nourriture un vrai business parce que les gens ont besoin de rêves. Mais c’est très nocif : ils créent des croyances absurdes sur la nourriture », poursuit Caroline Demarty.

100 patients par mois

Les consommateurs qui essaient de perdre du poids paient des prix fous. Trois nutritionnistes indépendants sont des professionnels qui entendent dire : « Nous avons tous au moins deux ans de BTS en nutrition, 300 heures de formation en connaissances alimentaires, des diplômes reconnus au niveau national et professionnel, et le coaching en nutrition n’a aucune légitimité ». Décorations de fenêtre, ensuite.

« Personne n’a de baguette magique. Chez nous, les patients sont amenés directement par les médecins généralistes. Nous avons une approche globale et individualisée de nos patients, certains ont un cancer, d’autres un diabète et il faut en tenir compte des maladies, leur apprendre comment bien manger », glisse Céline Massip. Pas de problème pour peser les aliments et garder les yeux sur la balance. « L’obsession de perdre du poids devient malsaine et il faut trouver un but au bonheur », ajoute-t-elle. Les experts ont appelé à une « position juridique renforcée » et à un meilleur contrôle des pratiques. « Au moins, la vente de ces produits miracles devrait être interdite, mais la législation est encore trop floue », regrette Céline Massip.

Éditorial : « La malbouffe combat le score nutritionnel »


« 270 scientifiques demandent à la Commission européenne de soutenir le Nutri-Score »

L’idée du logo a le soutien de nombreuses associations de consommateurs et de scientifiques, mais les multinationales de l’alimentation font la course au génie pour poursuivre leurs politiques de désinformation. Certains placeront même des logos alternatifs sur leurs emballages dans le seul but de tromper les consommateurs, par exemple en jouant avec les codes couleurs, en les bousculant.

Aujourd’hui, huit des dix plus grandes multinationales s’opposent toujours au Nutri-Score. Ils représentent à eux seuls 500 marques et, surtout, des dizaines de milliers de produits qui, si un seul Nutri-Score était appliqué, auraient des signaux d’alarme pour trop de sucre, de sel ou de graisse. Pour ces industriels, le danger d’énormes pertes de profits explique leur lobbying forcené contre le Nutri-Score unique. En Italie, par exemple, Ferrero, célèbre producteur de Nutella, utilise ses relais jusqu’au sein du gouvernement pour empêcher le Nutri-Score. D’autres géants de l’alimentation tels que Coca-Cola, Kraft ou Lactalis sont également de la partie. Pour le nutritionniste Serge Hercberg : « L’Italie a bloqué des mesures de santé publique qui touchent à ses intérêts économiques. Mais cela a un impact considérable sur le Nutri-Score ! »

Que faire face à cet assaut permanent de l’industrie agro-alimentaire ? Alors que la Commission européenne présentera une proposition d’étiquette nutritionnelle harmonisée d’ici la fin de l’année, le projet Slingshot en Italie a connu un premier succès : la présentation de l’étiquette a été reportée à une date ultérieure. 270 scientifiques ont appelé la Commission européenne à soutenir le Nutri-Score, plaidant pour « sa pertinence et son utilité pour la santé des consommateurs et la santé publique ». C’était en mars dernier ! Presque un an passé.

Ambre Landousie, Coach Santé, Nutrition et Forme – Medialot

Elle rayonne également au sud du secteur.

Coach bien-être Ambre Landousie est installée à Castelnau-Montratier depuis plus d’un an avec sa petite famille, suivant et accompagnant pas à pas les personnes qui souhaitent perdre du poids, retrouver une nouvelle énergie, contempler une belle forme physique. Un programme complet est utile non seulement pendant la saison des fêtes.

Une fois installée à la parcelle en octobre 2021, Ambre Landousie débutera ses activités de coach santé et sera au stade Lucien Desprats de Cahors en septembre 2022 Organisation hebdomadaire de jeux gratuits pour tous les petits performants. Une quinzaine de personnes suivent régulièrement ce « fitness » qui s’adapte à chaque fois aux situations publiques.

« C’est une façon de sensibiliser à l’importance du bien-être. Le but de ces séances est d’inviter les gens à reprendre le sport et à s’amuser », confie Ambre Landousie avec optimisme. Elle accueille des personnes dans son cabinet de Cahors et, si nécessaire, se déplace dans la partie sud du lot pour rencontrer les gens et identifier des objectifs précis en termes de conseils nutritionnels ou de remise en forme.

Dynamique, motivée, souriante et confiante, cette jeune femme d’une trentaine d’années travaille pour la marque Herbalife avec plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de la santé et de la nutrition. Lors du premier rendez-vous, Ambre Landousie fait un bilan complet de la personne : objectifs, habitudes alimentaires, rythme de vie, compréhension de son quotidien…. De là émergent différents programmes adaptés à chacun : débutant, booster ou master. Pour motiver les troupes, il y a aussi des idées recettes, un moyen idéal de faire revivre l’art de cuisiner sainement. Organisé autour d’un apéro healthy ou d’un brunch sous forme de conférences, Ambre Landousie poursuit sa mission de sensibilisation, permettant de découvrir, goûter et montrer comment manger sain tout simplement.

> Renseignements et contact : 06 25 15 75 70 ou Insta et Facebook.

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Alimentation : le Nutri-Score va évoluer en 2023 – Prévention



Posté le: 27/12/2022 09:00

Le mode de calcul du Nutri-Score doit être modifié en 2023 pour tenir compte des nouvelles connaissances nutritionnelles. Cette mise à jour permettra de mieux différencier les produits… même si l’étiquetage n’est toujours pas obligatoire.

Cinq lettres de A à E, cinq couleurs du vert foncé au rouge. Depuis son lancement en 2017, les consommateurs français ont adopté le Nutri-Score, qui traduit sous une forme simplifiée les informations des étiquettes nutritionnelles affichées sur les emballages alimentaires.

Le système de notation est basé sur des données scientifiques démontrant les effets des aliments sur la santé Augmenter la teneur en fibres des aliments, des fruits et légumes, des protéines ou des légumineusestandis que les acides gras saturés, l’excès de sucre ou de sel et l’apport calorique ont fait baisser le classement.

Le Nutri-Score évolue en permanence pour s’adapter aux nouvelles recommandations

L’algorithme Nutri-Score (outil de calcul et de scoring) sera mis à jour en 2023 comme prévu depuis sa création. « Nos connaissances progressent. Aujourd’hui, par exemple, on en sait plus sur l’impact des édulcorants, de la viande rouge, des fibres ou du sucre, explique le Pr Serge Hercberg, nutritionniste et fondateur du Nutri-Score en France. Puis le marché arrive à changer, avec nouveaux produits et formulations. »

mieux différencier les produits

Ces modifications ont été élaborées par un comité scientifique réunissant des chercheurs indépendants.il s’agit essentiellement Des notes nuancées pour mieux différencier les produits.

  • Les produits riches en sel ou en sucre seront évalués plus rigoureusement. Les céréales du petit-déjeuner en particulier, dont certaines sont passées à un A, tomberont à un C, voire un D ou un E. Il en va de même pour les noix et les graines sucrées ou salées.
  • Classification Mieux distinguer les produits à grains entiers (pain, pâtes, riz…), riches en fibres (A) et en produits raffinés (B ou C).
  • La viande rouge sera moins bien classéequi appartient à une catégorie inférieure à celle de la volaille ou du poisson en raison du risque accru de cancer et de maladies cardiovasculaires.
  • Les plats composés prêts à consommer passeront de la catégorie A/B à la catégorie B/C, voire à la catégorie D pour certaines catégories de produits, notamment la pizza.
  • La classification du fromage tiendra mieux compte de sa teneur en sel et en acides gras saturés. Les fromages à pâte dure moins salés, comme l’Emmental, seront classés en C, tandis que d’autres resteront en D ou E.
  • Les huiles à faible teneur en gras saturés (olive, noix, canola) seront mises en surbrillance (B).

Les symboles des autres groupes d’aliments resteront inchangés, à l’exception des boissons, dont la révision est encore à l’étude.

Nutri-Score : l’étiquetage reste facultatif

maintenant, Le Nutri-Score n’est obligatoire dans aucun pays européen Pays qui l’ont adopté (France, Belgique, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Suisse). La démarche est volontaire : les entreprises souhaitant le voir figurer sur leurs produits doivent s’inscrire auprès de la plateforme officielle.

En l’absence d’étiquettes, il y a quelques principes simples que les consommateurs peuvent appliquer, suggère Olivier Andrault, responsable du programme agriculture et alimentation à l’UFC Que-Choisir.  » première, aime la nourriture crue et faite maisonSi vous achetez un produit transformé, vous choisissez celui dont la liste d’ingrédients est la plus courte et le moins d’additifs. »

Astuce : L’application What Product développée par l’association fournit des informations sur le Nutri-Score et la présence d’additifs, ainsi que des alternatives nutritionnellement plus intéressantes sans additifs potentiellement dangereux.

L’étiquetage obligatoire bientôt en Europe ?

En octobre 2021, le Parlement européen a voté en faveur de l’adoption d’un système unifié d’étiquetage nutritionnel obligatoire des emballages au niveau de l’UE. Depuis, des groupes de pression militent pour empêcher la sélection du Nutri-Score.

Leur système de notation, affirment-ils, favorisera les aliments industriels par rapport aux produits locaux. Preuve: Les grains ultra-transformés sont mieux notés que le Roquefort labellisé AOP. Sauf que l’argument ne tient pas la route, précise Olivier Andrault. « Le Nutri-Score compare des produits dans le même but », explique-t-il. A l’heure du fromage, personne n’hésite entre céréales et roquefort. Mais le plus important, Le score reflète la valeur nutritionnelle de l’alimentMême s’il est fait à la main selon des savoir-faire ancestraux, s’il est gras et salé, il doit être consommé en quantité limitée. »

Bien manger : un enjeu de santé publique

Pour contrer cette désinformation, l’UFC-Que Choisir a passé au crible 588 produits locaux, de la mâche IGP nantaise à la cancoillotte de Franche-Comté, en passant par les cocottes ou la grande Bretagne. résultat? 62 % de ces aliments ont reçu un score A, B ou C. Cela montre que « l’argument des industriels selon lequel le Nutri-Score dévalorise les produits locaux est faux », conclut Olivier Andrault.

Pour le Pr Serge Hercberg, il s’agit en tout cas d’un procès fautif. « On nous a accusés d’être de piètres hygiénistes, d’émousser impitoyablement les assiettes, mais je le répète : Dans une alimentation équilibrée, aucun produit n’est interdit, même ceux notés D et E. Ils ne doivent être consommés qu’en quantité raisonnable. C’est ce que nous rappelle le Nutri-Score. Le problème, insiste-t-il, c’est la santé publique : une mauvaise alimentation est liée à un décès sur cinq dans le monde, selon une étude de 2019 publiée dans The Lancet.

  • Clemens De Lano
  • Crédit photo : Getty Images

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Éditorial : « La malbouffe combat le score nutritionnel »


« 270 scientifiques demandent à la Commission européenne de soutenir le Nutri-Score »

L’idée du logo a le soutien de nombreuses associations de consommateurs et de scientifiques, mais les multinationales de l’alimentation font la course au génie pour poursuivre leurs politiques de désinformation. Certains placeront même des logos alternatifs sur leurs emballages dans le seul but de tromper les consommateurs, par exemple en jouant avec les codes couleurs, en les bousculant.

Aujourd’hui, huit des dix plus grandes multinationales s’opposent toujours au Nutri-Score. Ils représentent à eux seuls 500 marques et, surtout, des dizaines de milliers de produits qui, si un seul Nutri-Score était appliqué, auraient des signaux d’alarme pour trop de sucre, de sel ou de graisse. Pour ces industriels, le danger d’énormes pertes de profits explique leur lobbying forcené contre le Nutri-Score unique. En Italie, par exemple, Ferrero, célèbre producteur de Nutella, utilise ses relais jusqu’au sein du gouvernement pour empêcher le Nutri-Score. D’autres géants de l’alimentation tels que Coca-Cola, Kraft ou Lactalis sont également de la partie. Pour le nutritionniste Serge Hercberg : « L’Italie a bloqué des mesures de santé publique qui touchent à ses intérêts économiques. Mais cela a un impact considérable sur le Nutri-Score ! »

Que faire face à cet assaut permanent de l’industrie agro-alimentaire ? Alors que la Commission européenne présentera une proposition d’étiquette nutritionnelle harmonisée d’ici la fin de l’année, le projet Slingshot en Italie a connu un premier succès : la présentation de l’étiquette a été reportée à une date ultérieure. 270 scientifiques ont appelé la Commission européenne à soutenir le Nutri-Score, plaidant pour « sa pertinence et son utilité pour la santé des consommateurs et la santé publique ». C’était en mars dernier ! Presque un an passé.

L’évolution du Nutri-Score : « Cosmétique Opportuniste » par la Fédération Générale de Roquefort


Les producteurs de Roquefort seront désavantagés par la nouvelle méthode de calcul du Nutri-Score.

E. Il s’agit de la lettre associée à la note Roquefort Nutri-Score. Le roi des fromages est en effet boudé par cette note nutritionnelle qui va de A pour le meilleur à E pour le pire. Depuis sa création, diverses AOP dénoncent un mode de calcul qui leur est défavorable face aux produits transformés.

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L’algorithme de ce dernier a été revu et donnera lieu à de nouvelles allocations en janvier. N’altère pas le goût du Roquefort. « Il s’agit d’une mise à jour sans questionnement approfondi, inspirée Sébastien Vinette, Fédération Générale du Fromage de Roquefort. C’est de la cosmétique opportuniste. Comme pour les produits ultra-transformés, les incohérences les plus flagrantes peuvent être éliminées en modifiant simplement la formule.

Retiré de certains produits en Italie

Cela change le goût de l’huile d’olive, du pain complet ou du pain blanc… « On pense que c’est encore une fois en faveur des produits ultra-transformés, poursuit Sébastien Vignette. Ils peuvent modifier la recette pour changer leur goût. Pour deux produits identiques , Le score le plus élevé sera le produit le plus transformé, le degré de transformation n’est toujours pas pris en compte”

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Contre quoi les différents AOP travaillent. « Tout le monde demande que le label Nutri-Score soit exempté, poursuit le secrétaire général de la Fédération du Roquefort. Il n’est pas adapté à notre produit. La bataille dépasse clairement les frontières de l’Hexagone. Le représentant italien auprès de la Commission européenne a notamment exprimé sa désapprobation de ce calcul. « L’autorité italienne de la concurrence a même condamné Nutri-Score, montrant qu’il trompait les consommateurs », a ajouté le représentant de la fédération. En particulier, l’étiquetage des produits avec des indications géographiques protégées de l’autre côté des Alpes a été supprimé. Les fromagers qui utilisent la plus ancienne AOP de France, dont le conservateur naturel est le sel, l’espèrent aussi.

La recette de saison du chef : beaucoup de nutrition et une passion pour la culture


Une recette secrète de chef : une alimentation adéquate et une passion pour la culturejoueur

Les ambassadrices Oldways Brenda Atchison et Glorya Fernandez ont accompagné un journaliste du KHN lors de deux démonstrations culinaires mettant en vedette une version moderne de classiques culturels tels qu’une salade froide de pois aux yeux noirs juste à temps pour le Nouvel An et une vinaigrette à l’aneth et à l’ail sur une salade d’épinards.

L’année dernière, Kelly LeBlanc, directrice de la nutrition chez Oldways, a partagé avec KHN la pyramide du guide alimentaire basée sur la tradition de l’organisation pour un rapport sur les directives diététiques de l’USDA. Cette année marque le 10e anniversaire du programme de nutrition A Taste of African Heritage d’Oldways, qui a été intégré cette année à la boîte à outils SNAP-Ed du ministère de l’Agriculture, une série de suppléments nutritionnels d’intervention du programme d’assistance conçus pour aider les familles à faible revenu à devenir plus saines. choix alimentaires et renforcent leurs habitudes alimentaires.

Cet article est reproduit à partir de khn.org avec la permission de la Henry J. Kaiser Family Foundation. Kaiser Health News est un service d’information éditorialement indépendant et un projet de la Kaiser Family Foundation, une organisation non partisane de recherche sur les politiques de santé non affiliée à Kaiser Permanente.

Comment les scores nutritionnels de nombreux produits évolueront en 2023


Le Nutri-score continuera d’évoluer. L’étiquetage nutritionnel a été adopté par sept pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse) et fait désormais l’objet d’une gouvernance politique transnationale et d’un comité scientifique indépendant d’experts nationaux. En France, l’Institut français de santé publique s’assure que les règles du Nutri-score sont correctement appliquées et utilisées par les entreprises impliquées dans la démarche (ces entreprises doivent notamment s’engager à présenter des étiquettes sur l’ensemble de leur gamme afin de ne pas faire la publicité uniquement de leurs produits les plus sains) .

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Étiquetage nutritionnel en Europe : Une bataille acharnée entre nationalisme, lobbying et menaces

Courant 2023, il devrait y avoir quelques changements dans les catégories d’aliments, suite à l’adoption fin juillet « renouveler » Algorithmes Nutri-score pour les sept pays. « Nous proposons un Nutri-score amélioré qui prend en compte les petites imperfections tout en tenant compte des connaissances scientifiques qui ont été faites »explique le Pr Serge Hercberg, ancien président du Programme National Santé Nutrition, dont l’équipe a étudié et développé l’étiquette nutritionnelle.

Parmi les changements majeurs attendus figure la classification des huiles : l’huile d’olive, jusqu’alors classée en C, passera par B, tout comme le colza et les fruits à coque. « Pour les consommateurs, ce sont les trois huiles que nous voulons promouvoir », explique M. Hercberg, car ils sont d’abord riches en Oméga-9, tandis que les deux autres sont riches en Oméga-3. Le pain à base de farine de blé entier a plus de valeur que le pain à base de farine raffinée.

la viande rouge est plus punie

Certains fromages seront également reclassés en fonction de leur teneur en sel et en matières grasses. En conséquence, les fromages à pâte pressée à faible teneur en sel tels que l’Emmental rejoindront la ricotta et la mozzarella comme une poignée de fromages de grade C. Les sucreries, notamment les céréales du petit-déjeuner, et les produits mixtes (plats préparés, plats cuisinés) seront plus sévèrement tarifés. manger de la pizza) pour envisager la transformation du produit.

La charcuterie restera D ou E, tandis que la viande rouge sera davantage pénalisée avec le nouveau Nutri-score. « La modification du Nutri-score n’est pas pour plaire à certains services, mais pour mieux répondre aux recommandations nutritionnelles, Serge Hercberg argumente. Certains sont encore très mécontents, notamment les producteurs de fromage et de charcuterie. »

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Apport modéré en protéines – libérateur



Les compléments alimentaires protéinés sont présentés comme indispensables au développement musculaire et ont la cote auprès des sportifs, y compris amateurs. Mais ces produits surabsorbés ne sont pas sans risques pour la santé.

Les amateurs de gym ne seront pas surpris par l’aviron shaker.Ils contiennent un liquide laiteux, souvent aromatisé à la vanille ou au chocolat, mais surtout, des super protéines, que les amateurs de fonte consomment souvent pour la récupération ou « Augmenter la qualité » musclé. « Je pensais que c’était horrible mais je me suis forcé à en boire car mon métabolisme me faisait manger tout ce que je mangeais », Guillaume, 26 ans, explique qu’il soulève des poids trois ou quatre fois par semaine. C’est la « protéine », en particulier la whey (protéine de lactosérum), popularisée par les culturistes, qui est devenue un nutriment prisé pour des millions d’athlètes au cours de la dernière décennie.

Net armée rouge

Ils sont généralement vendus sous forme de poudre, de gélule ou de barre dans le département dédié à la nutrition sportive de toute marque générale de sport ou de fitness, ainsi que des brûleurs de graisse et d’autres BCAA (acides aminés à chaîne ramifiée) pour la performance. Ils sont au cœur d’une concurrence accrue entre des dizaines d’industriels (des super spécialistes comme MyProtein ou des géants de l’agroalimentaire comme Lactalis) rivalisant d’arguments marketing pour satisfaire tous les besoins (sans lactose, d’origine végétale, made in France, super concentrés… …). Ces produits protéinés représentent plus de 80% du marché de la nutrition sportive, qui atteindra 152 millions d’euros en France d’ici 2021, selon les estimations du cabinet d’études Xerfi.

Mais les bienfaits de ces compléments alimentaires, également vantés par des légions d’influenceurs sportifs, tiennent-ils la route ? En 2016, un rapport de la Commission européenne sur les aliments pour sportifs a révélé que jusqu’à 40 % des produits portaient des allégations non autorisées sur leur emballage, telles que « Les acides aminés aident à maintenir la masse musculaire »Certains peuvent également contenir des substances interdites (telles que des substances anabolisantes).sans parler de leur « Étiquettes peu fiables » avec « Qualité très variable »Basé sur des tests effectués en 2018 60 millions de consommateurs« Dans ce marché de la protéine, il y a de tout, Nutritionniste du Sport Riche – Nutritionniste Nicolas Aubineau. Les gens utilisaient ces produits sans savoir qu’ils en avaient vraiment besoin. « 

Insuffisance et blocage des reins

Expliquons-nous. Les produits protéinés sont attractifs car ils peuvent répondre aux besoins forts des sportifs, sportifs de haut niveau ou amateurs qui recherchent de gros muscles (sachant que 1,5 gramme à 2,5 grammes de protéines par kilogramme et par jour suffisent à un adulte pour faire travailler ses muscles) et ceux qui veulent se muscler ne le font pas par la nourriture. Ils sont aussi très fonctionnels : faciles à transporter et prêts à consommer dans l’heure qui suit l’effort, période pendant laquelle les nutriments sont absorbés plus rapidement. Sauf que leurs bienfaits sont limités et une surconsommation peut être nocive. « La supplémentation au-delà de ce qui est nécessaire n’apporte pas beaucoup plus que la nécessité de boire plus d’eau pour éliminer les déchets azotés des protéines », Axel Heulin, autre nutritionniste sportif et nutritionniste et créateur du site éducatif Nutripixi, explique.

Des quantités excessives peuvent entraîner un risque de carences nutritionnelles ou certaines conditions d’obstruction des reins. « On ne peut pas en prendre indéfiniment sans surmener ses reins et se mettre en danger. Pourtant, quand on ingère la poudre, on ne sait pas ce qu’on ingère », insiste le professeur Irène Margaritis, sous-directrice de l’évaluation des risques à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). C’est pourquoi les organismes de surveillance de la santé conseillent aux groupes à haut risque, aux femmes enceintes et aux adolescents de ne pas utiliser tous ces suppléments (ainsi que les suppléments à base de caféine). Ils recommandent de privilégier une alimentation adéquate et variée et de se faire accompagner par un professionnel de santé avant de consommer ces produits.

Une bataille acharnée entre nationalisme, lobbying et menaces


A, B, C, D, E : cinq lettres affichées sur des produits alimentaires, accusées de discriminer des produits de qualité, de détruire des traditions ancestrales, de porter atteinte à l’identité d’un pays, l’Italie… sans crainte d’excès et d’excès, cette transalpine Le pays de la montagne est à la pointe de la lutte contre le Nutri-score, l’étiquette nutritionnelle adoptée par les voisins de la France et d’autres pays européens. Une lutte qui couve depuis des années, mêlant intérêts économiques défendus par des groupes de pression, débats étouffants et menaces physiques.

Une étincelle a été allumée en mai 2020, lorsque la Commission européenne a présenté sa stratégie « de la ferme à la fourchette » pour une alimentation saine et durable, avec des principes d’étiquetage nutritionnel communs à tous les États membres de l’Union européenne (UE). Il s’agit d’un problème majeur à une époque où 53 % de la population européenne est en surpoids, 22 % est obèse et où l’Europe connaît une recrudescence des maladies chroniques liées à l’alimentation. L’exécutif communautaire était censé proposer une législation d’ici fin 2022, mais face à l’opposition de certains États membres, il a mis les cartes en attente, expliquant qu’il terminait une étude d’impact avant de prendre une décision.

Dans tous les pays qui ont mis des étiquettes nutritionnelles sur le devant de leurs aliments – le système de feux tricolores britannique, les panneaux d’avertissement noirs dans certaines parties de l’Amérique latine, le Nutri-score français, entre autres – ceux-ci ont suscité un tollé des industriels. La mise en place des labels à travers l’Europe ne fait pas exception, si ce n’est que la recherche d’un consensus entre les vingt-sept pays s’est transformée en bataille diplomatique.

Lire aussi l’article réservé à nos abonnés : La campagne de l’agro-industrie contre le ‘farm to fork’, le volet agricole du Green Deal européen

Jusqu’à cet été, le Nutri-score apparaissait en avance sur d’autres signes testés en Europe (le « verrou vert » des pays nordiques, le « Nutrinform » autrefois promu en Italie, qui a ensuite été abandonné). Le système, qui attribue une note de A à E et une couleur du vert au rouge selon les ingrédients d’un produit, a été adopté dans sept pays européens : il est connu des consommateurs et éclairé par une centaine d’études publiées dans des revues de pairs Validé – Revu par des scientifiques reconnus par le Centre International de Recherche sur le Cancer…

Un système « ridicule »

Il a été adopté comme label officiel (mais non obligatoire) en France en 2017, face à une forte opposition, mais petit à petit, le Nutri-score s’est imposé au secteur agroalimentaire. Plus de 400 entreprises se sont engagées à l’exposer, représentant plus de la moitié des ventes. Le logo s’est également répandu en Europe, avec le soutien des pays du Benelux, de l’Allemagne, de l’Espagne et de la Suisse, se dotant d’un comité de gouvernance politique et d’un comité scientifique indépendant.

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